" />

Après la bataille

Victor Hugo

Mon père, ce héros au sourire si doux,
Suivi d’un seul housard qu’il aimait entre tous
Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,
Parcourait à cheval, le soir d’une bataille,
Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.
Il lui sembla dans l’ombre entendre un faible bruit.
C’était un Espagnol de l’armée en déroute
Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,
Râlant, brisé, livide, et mort plus qu’à moitié.
Et qui disait:  » A boire! à boire par pitié !  »
Mon père, ému, tendit à son housard fidèle
Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,
Et dit: « Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé.  »
Tout à coup, au moment où le housard baissé
Se penchait vers lui, l’homme, une espèce de maure,
Saisit un pistolet qu’il étreignait encore,
Et vise au front mon père en criant: « Caramba!  »
Le coup passa si près que le chapeau tomba
Et que le cheval fit un écart en arrière.
« Donne-lui tout de même à boire », dit mon père.

Victor Hugo

Imprimer ce poème

131 commentaires sur “Après la bataille”

  1. Renders

    dit :

    Poème que je connais par coeur (Après la bataille). Je montrais un certain lyrisme en évoquant ce poème d’Hugo. J’ai 86 ans et ma mémoire a gardé ce merveilleux poème depuis l’école primaire.

  2. de Mengy

    dit :

    A Norbert CAMIN.
    Si vous êtes âgé de 74 ans, vous n’étiez pas en CM2 mais en « 7 ème », classe, bien que vous me rendiez trois années, dont je me souviens fort bien, avec les grands du « certif » et anxieux de la grande ville où nous attendait, mon frère et moi, la… « 6 ème »

    Ah Victor Hugo, « Après la bataille », « lorsque l’enfant parait » et aussi « le dormeur du val » de Rimbaud… et tant d’autres ! Notre maître d’école était un « fou » de poésie, une sorte de « sous-préfet aux champs », grand rêveur, que nous avons souvent vu assis dans l’herbe, le jeudi, regardant le paysage du haut de la colline…

    Jean de Mengy

  3. MARCEL ROLAND NDJIMBA

    dit :

    C’était l’un des meilleurs poème de mon défunt papa, parti le 03/05/20. Il l’avait appris au CM1 dans les années 1963 et c’est par lui que j’ai appris ce magnifique texte, qu’il ne cessait de me le réciter pendant plus de 11 ans jusqu’à ces derniers jours.

    Beaucoup de choses ont changé depuis ton enfance, où les photos étaient en noirs et blancs et où l’on s’informait avec la radio, jusqu’à mon époque (internet 4G, photo couleur…). C’est grâce à cette évolution technologique PAPA que je voudrais te dire ou que tu sois que j’ai pu retrouver ce poème de Victor Hugo.

    Tu restera à jamais gravé dans mon Coeur et ma Tête.

  4. Norbert CAMIN

    dit :

    J’ai appris ce texte en CM2 (j’ai 74 ans) et je m’en souviens encore… C’est l’époque ou les « instits » nous apprenait à se servir de son cerveau et pas celui de l’ordinateur… Je suis sûr qu’aucun informatitien d’aujourd’hui est capable d’apprendre ce texte « par coeur » il s’arreterait au bout de 6 vers… Nous, nous avions 10 ans et même le + mauvais de la classe réussissait au moins jusqu’à la moitié… Moi, je le savais ENTIER en mettant l’intonation tragique… « O tempore, O mores »

  5. tidiane

    dit :

    Très beau poème que je tiens de mon père qui adorait Victor Hugo. Je me souviens toujours de son expression quand je répétais âpres lui les strophes :

    « Et vise au front mon père en criant: ‘Caramba!’
    Le coup passa si près que le chapeau tomba
    Et que le cheval fit un écart en arrière.
    ‘Donne-lui tout de même à boire’, dit mon père. »

    Il était aux anges… Le contraste est saisissant… une humanité hors norme… j’en frémis.

  6. David

    dit :

    Sans doute l’un des plus beau poème jamais écrit. Ces strophes suscitèrent un ravissement qui traversa les siècles, incarnant de générations en générations la quintessence de la langue Française et demeurant son plus éclatant témoignage de sa beauté à nulle autre pareille.

    C’est en nos tripes que ces quelques mots nous touchent en exprimant un élan d’humanité au cœur de la barbarie du champs de bataille, révélant par la même, la bonté d’âme du père de l’auteur. Victor Hugo, on ne le dit jamais, est certainement l’un des deux meilleurs écrivains de tous les temps avec Chateaubriand bien sur, son modèle. Plus personne de nos jours ne peut égaler la perfection de leurs styles. Combien ils seraient effondrés de lire les auteurs contemporains… snif snif…

  7. NDIAYE Bouna Sémou

    dit :

    Ce poème, avec quelques rares autres, reste gravé dans ma mémoire depuis l’école primaire des Frères du Sacré-Cœur à Nianing sur la Petite Côte au Sénégal! C’était au tout début des années 80. Il a bercé mon enfance et me rappelle mon défunt papa, paix à son âme. Il ne badinait pas, alors pas du tout. Cela fait plus de quarante ans maintenant. En 6e, quand je le récitais, intonation et gestes à l’appui, à la fin du cours de français, le professeur était aux anges et me donnait 20/20. Au 7e vers (…Espagnol…), Monsieur Ndao dressait l’oreille et au 17e vers (…Caramba…), il était en extase. Conquis! Plus tard en 4e et 3e, j’ai su pourquoi le poème l’enchantait : en réalité, il était un professeur… d’espagnol. Çà ne s’invente pas.

  8. Naïma

    dit :

    Le père de ce fils d’Adolf Hitler était lieutenant de la 13ème compagnie.

  9. Anto

    dit :

    Magnifique…

    Le père d’Hugo est un soldat.

    Il se reconnait très certainement dans cet autre soldat que la vie quittera prochainement, comme le samaritain se reconnait dans ce marchand blessé, abandonné au bord du chemin. Il connaît son engagement, son sacrifice, il connait sa souffrance qu’il a partagée au long des campagnes napoléoniennes. Le général Conte Hugo fait preuve en faveur de cet ennemi mourant d’une grande magnanimité. Il comprend, accepte et pardonne le geste ultime de ce soldat vaincu qui tente dans un dernier baroud anonyme d’entrainer dans la mort cet ennemi glorieux. « Donne lui quand même à boire » … Le geste du général Hugo, plus héroïque que la victoire qu’il vient de remporter sur une armée ennemie, est une victoire sur la bestialité du combat. En adoucissant l’agonie de celui qui vient presque de lui ôter la vie, le général préserve sa propre humanité.

    Quelle leçon !

  10. Jean Sarfati

    dit :

    Texte sublime qu’on devrait toujours apprendre aux enfants. Grâce à internet et Google, je re-découvre immédiatement cette merveille de Hugo et les commentaires actuels. Je pensais à mon père, Abraham Robert Sarfati, médecin militaire ambulancier sous les Stukas à la glorieuse bataille de Saumur en 1940. Il me racontait malicieusement le pastiche en sabir des troufions, (et je courais me régaler de l’original ! ). Pastiche scato militaire en roulant les erres: <>[la fin étant dite avec un noble haut-le-corps].
    Ce pastiche ironique des soldats de 1940 dit,-par contraste avec le génie sublime de Hugo-, la sordide trivialité de la vraie guerre, m.rde et sang mélangés, et par contrecoup le père déchu, typique de notre époque. Remarque: 1. un pistolet au début 19° siècle est à un coup seulement. Aujourd’hui on devrait d’abord riposter pour mettre hors de combat. 2. le Maure est un des habitants de l’Espagne depuis longtemps, réputé pour sa combativité, (jusqu’au dictateur Franco qui a utilisé une armée maure lors de la guerre d’Espagne en 1936). 3. Le rhum est un ‘remontant’ qui permet seulement de supporter la douleur. C’est donc uniquement un acte de charité et non un soin (et en cas de blessure, il ne faut pas faire boire, mais seulement humecter les lèvres).

  11. SAMY SEMLALI

    dit :

    Qui apprend ça en 2020 ?

  12. Samy semlali

    dit :

    Qui apprend ca en 2020 ?

  13. Cyriaque N’BOUKE

    dit :

    Un poème inoubliable.

  14. Anonyme

    dit :

    Trop dur à apprendre.

  15. Bernard

    dit :

    souvenir ineffaçable des soirées passées avec mes grands parents, après guerre; pour atténuer l’émotion que suscitait ce récit, suivait : Le voleur de pommes de terre.

  16. coomans

    dit :

    Il existe une version revisitée que je cherche
    Mon père ce zéro oups héro au sourire si fou (doux)
    Suivi d’un seul froussard (housard) qu’il aimait entre nous (tous)

    Je cherche la suite
    merci

  17. enzo

    dit :

    Trop bien

  18. tonton tunnig du 69

    dit :

    Beau poème

  19. jean-pierre Augot

    dit :

    Ma grand tante nous gardait parfois quand j’étais gosse. (Années 50)
    Pas d’histoire pour nous endormir, mais des poèmes de Victor Hugo.
    Mon père.. , l’aigle du casque, les pauvres gens…
    Elle était parfois si émue que les larmes lui venaient, troublant sa lecture.
    Elle relevait la tête et s’efforçait de rire pour de faux en faisant de façon forcée  » ha, ha ha, ha ha ha… »
    Quand les larmes la quittaient, elle reprenait la lecture.
     » tiens, dit elle en ouvrant les rideaux, ils sont là… »
    Aujourd’hui, c’est moi qui en pleure.

  20. Claude

    dit :

    Les commentateurs défenseurs de la langue française devraient prendre garde à l’orthographe !

  21. Jocelyne

    dit :

    C’ est un poème que j’ ai entendu dans la bouche de ma maman, née en 1923 en Italie, qui l’ avait appris à l’école primaire de la République française où elle a fait ses études. C’est en l’ écoutant le réciter à maintes reprises, que je l’ai su par coeur, moi aussi, toute petite fille que j’étais. Qui apprend les poèmes de Victor Hugo, aujourd’hui, à l’ école, qu’ils soient Français ou venant de l’ étranger?… Les instituteurs les connaissent-ils seulement? … J’ ai moi-même récité les fables de La Fontaine à mes enfants qui, sinon, ne les connaîtraient pas et ne sauraient rien de ce grand écrivain français.

  22. Aline Taxus

    dit :

    Bravo l’artiste !

  23. Bernard Pfefferkorn

    dit :

    Quel chef-d’oeuvre ! Depuis que je suis retraité, il m’arrive en me réveillant de le réciter. Quelque fois ma mémoire me faisant défaut, je remplace un mot par un autre. Plus tard lorsque je retrouve le mot (ou l’expression) de Victor Hugo, la version originale est toujours plus juste, plus belle. Victor H. nous raconte une scène de vie, il déclenche en moi de l’émotion et il me transmet des valeurs. L’art est difficile, presque impossible. Fort heureusement le respect, l’empathie, la générosité, la bonté sont des qualités accessibles à tous.

  24. Eric

    dit :

    Caramba !

    le coup passa si près que le chapeau tomba
    Et que le cheval fit un écart en arrière.
    « Donne-lui tout de même à boire », dit mon père.

    Un des meilleurs poèmes appris avec joie au cours. Il me revient avec force à l’esprit. Gloire éternelle à tous ceux qui observent une pause pour revoir leur décision au lieu de détruire.

  25. James Kuma AVOSSE

    dit :

    Ce poeme, je l’ai appris et memorisé à coeur lorsque j’étais en classe de CE2 à l’école primaire publique d’amlame 2 au Togo dans les années 1995, par mon directeur Mr Agbegnido qui est décédé en cette année 2019. Je m’incline devant sa memoire lui qui m’a fait de ce que je suis aujourd’hui. En rappel ce poeme est recité avec des gestes à l’appui…

  26. kéké du 13

    dit :

    Ce poème c’est le sang de la veine du coeur. Il est trop bien…

  27. doli18

    dit :

    J’apprecie vraiment ce poème

  28. VIOSSANGES

    dit :

    Belle poésie

  29. MBAO BEN-SEBA

    dit :

    C’est si Victor Hugo a participé au dialogue de Khartoum. Que chaque centrafricain relise ce poème.

  30. Lucien Bens

    dit :

    C’est trop bien

  31. Luis Alvarez González

    dit :

    Beau poème. J’ai entendu un grand nombre de francophones l’ayant appris dès l’enfance, notamment pour pratiquer l’utilisation du passé simple.

  32. BOUCHER

    dit :

    Quand a t-il été publié et écrit ?

  33. Do Dang Quy

    dit :

    J’ai quitté mon pays en guerre et laissant un père que je vénère. Ce merveilleux poème que j’ai appris au lycée de Toulouse et qui est ancré dans ma mémoire et dans mon cœur. Je le récite souvent la nuit avant de m’endormir.

  34. Paul HOFFMANN

    dit :

    Ce merveilleux poème, reflète surtout la grandeur d’âme de l’auteur et surtout une qualité exceptionnelle… le PARDON.

  35. francis pastice pus la pice

    dit :

    Très jolie texte mais dur à comprendre.

  36. agnes

    dit :

    Le poème a été écrit en 1850

  37. Yogui

    dit :

    Merci à Pathe pour son analyse. Chercher un racisme du XXI siècle dans Hugo… c’est oublier que le mot racisme n’existait pas de son vivant. Vouloir rejuger l’histoire c’est souvent dangereux.

    Et pour information, la définition du mot maure en 1832 : I. − Subst. masc.. Habitant arabo-berbère du nord de l’Afrique.

    Quant au rhum, seul les hommes riches ou gradés pouvaient en boire. En donner à l’ennemi était simplement impensable.

  38. Lkf9

    dit :

    J’adore trop ce poème

  39. toblerone

    dit :

    C’est trop beau comme poème et dire que moi je l’aurais déjà tué avec mon fusil.

  40. alme

    dit :

    Très beau poème.

  41. Victor

    dit :

    Beau texte !

  42. Stella Dion

    dit :

    J’ai fait ce poème en dictée et je trouve qu’il est très beau.

  43. Jojo l’abricot

    dit :

    Magnifique poème…

  44. Galway

    dit :

    Lorsqu’on regarde la morale pratiquée au cours d’un siècle passé au travers des lunettes morales d’aujourd’hui, on est toujours certain de se planter. En étant optimiste on dit que c’est par ignorance, en étant pessimiste on dit que c’est par manque d’intelligence, en étant honnête on dit que, pour éviter de penser, c’est par paresse.

  45. jean claude

    dit :

    Il est trés regrettable d entendre parler de racisme et autres anneries sur des poémes de Victor Hugo. C est le plus grand poéte français du 19 siecle. Un poéte capable d écrire un sonnet comme un journaliste un article pour son journal. Avec la méme facilité et l émotion en plus. Pour juger de tout et de rien, il faut avoir tous les ingrédients et se remettre dans le contexte de l époque. Aprés seulement on peut s exprimer. De plus pour écrire un poéme, il y a des régles de grammaire et des rimes à respecter. Parfois on glisse des mots pour obtenir la rime recherchée. Mais vous les critiques à la pensée unique, avez vous jamais essayé d écrire un poéme, pour votre Maman , ou votre petite amie ? Sinon vous n’avez rien compris et contentez vous de lire… le journal

  46. Mohamed aziz badr

    dit :

    Oui une jolie poesie qu’on appris par coeur dans l’ecole primaire au maroc ainsi que l’histoire les misérables. Cetait le francais qui n’existe pas aujourd’hui malheureusement. C’est triste.

  47. Bernard CORBOZ Sté des Poètes et Artistes de France

    dit :

    Poème de V.H. duquel on ne se lasse pas, comme de… tous les autres de cette Figure Suprême de la Poésie française! On retient et on emploie souvent dans certaines situations cet alexandrin (dont beaucoup ignorent la provenance): « Le coup passa si près que le chapeau tomba ».

  48. Kenny Jean Michel

    dit :

    C’est un joli poème, je l’ai appris en classe de 6 AF, tout comme la ballade des pendus de François Villon ce sont des poèmes qui resteront à jamais graver dans ma mémoire. Ils me font rever ces poètes français. En ce qui à trait aux discussions à savoir que VH était un raciste ou pas. C’est une interrogation qui ne va jamais trouver sa réponse dans la mesure ou l’on arrive pas à s’accentuer sur l’objetif de l’auteur. Il est à remarquer que ceux qui croient que VH etait un raciste pour les conotations comme « espece de maure » ou encore « Une gourde de rhum qui pendait à sa selle » ont un nom à accent espagnol, et ceux qui ont pris parti pour l’auteur ont un nom plutot français.

  49. christophe

    dit :

    D’accord avec la majorité des commentaires, c’est si évident. Et puis, avis perso, lire à haute voix ce texte, en entier, d’une traite ou bien n’en énoncer que quelques strophes, même prises ici où là, est encore plus savoureux et émouvant, tant les mots sont choisis pour leur justesse mais aussi pour la prosodie de leur enchainement. C’est ça l’alchimie de la poésie qui nous hérisse le poil… Quant aux commentaires sur le racisme (?), sur le secourisme :-)) et les méfaits du Rhum, ou bien sur la « probable » rime nécessaire (et qui donc dédouanerait VH de tout sentiment raciste aussi…) entre Maure (au : fermé) et Encore (o : ouvert) etc, passez votre chemin, la poésie c’est pas votre truc.

  50. François Guyomard de Préaudet

    dit :

    Il s’agit d’un poème que mon père, ce héros au sourire si doux, nous a appris dans mon enfance sur la route du Couloumé, la maison forte de sa famille dans le Gers, et après un terrible accident de parachute en service, j’ai perdu la tête au sens propre et au sens figuré, j’ai retrouvé les vers sublimes de cette poésie, je voudrais simplement les lui offrir pour son anniversaire.

  51. Thomazeau

    dit :

    Trop cool, petit je l’ai appris.

  52. catherine

    dit :

    Beau poème

  53. Pathe

    dit :

    « une espèce de maure » n’a pas de connotation raciste.
    1) l’action se situe en Espagne, qui a longtemps été occupée par les Maures. C’est une référence historique, qui montre que Victor Hugo était cultivé et connaissait l’histoire de l’Espagne. C’est aussi descriptif, pour qu’on se figure à qui ressemblait le personnage. Le fait de dire « Maure » (et non pas Espagnol) montre la distance culturelle entre le père Hugo et celui qui lui fait face, ce qui aura pour effet de mieux souligner sa bonté. Malgré l’air farouche du guerrier, il lui donne tout de même à boire.
    2) « Une espèce de » montre plutôt l’imprécision, en guerre on s’approche pas trop près pour savoir à qui on a affaire.
    3) Donner du rhum (et non pas de l’eau). Le rhum était une denrée rare sur le champ de bataille, donner du rhum est plus charitable que donner de l’eau, même si d’après le secouriste ce n’est pas une bonne idée du point de vue médical. Et vous feriez quoi, à l’époque pas d’aspirine ni d’antalgique? Il donne (après avoir été attaqué) ce rhum qui est une denrée précieuse pour lui : double charité.
    4) ça me peine, ça me fait mal à chaque fois de voir que des gens traquent dans notre histoire, dans notre littérature, des détails complètement anachroniques pour nous accuser, à chaque fois, de colonialisme, de racisme. On ne peut plus rien dire, même de la poésie!
    Le procès est toujours « à charge », j’ai par exemple vu des élèves qui traitaient Montesquieu d’esclavagiste parce qu’ils ne comprenaient pas l’ironie du texte…

  54. abdel mohamed abou bakar du bled

    dit :

    Très jolie poème avec de magnifiques figures de styles…

  55. PEYRET

    dit :

    Quel poème sublime ! Il est dans ma bibliothèque de meilleurs extraits de la littérature française , qui m’arrachent toujours des larmes de plaisir quand je les lis : la tirade de Camille dans Horace , « demain dès l’ aube », l’ Albatros , les Conquérants (« Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal, etc… »), la Ballade du temps jadis de Villon, « Mignonne, allons voir si la rose », l’ Expiation (Waterloo, la retraite de Russie), etc…, etc… Quel dommage et quelle honte que les jeunes n’apprennent plus cela !

  56. Marie-Louise

    dit :

    Ce poème est pour moi très émouvant et profond. Je compare Victor Hugo à Wolfgang Göthe avec son poème « le Roi des Aulnes » ! Merci de nous redonner ce poème sur Internet.

  57. Lescalier Gilbert

    dit :

    Je voudrais rectifier ce qu’un lecteur, moniteur de secourisme, dit à propos de ce rhum imbuvable dont le père voulait se débarrasser. D’après les récits, trop brefs à mon gout, de guerre de mon père et mes oncles, dans certaines circonstances les vivres et boissons ne s’apprécient pas comme si on était dans un restaurant étoilé. Lorsque le frère de mon père, « libéré » par les Soviets mangeait vivantes les limaces qu’il trouvait, il aurait bien voulu les faire passer avec du rhum, même tiède !

  58. Maurice

    dit :

    A 96 ans, ce poème me ramène á mes 15 ans au collège… Il m’a fait découvrir Victor Hugo plus grand poète français de tous les temps.
    Aujourd’hui, au soir de ma vie je suis encore habité par des bribes de ses poèmes…
    ‘Ce siècle avait deux ans, Rome remplaçait Sparte
    Déja Napoléon perçait sous Bonaparte…. »
    …………..
    « Soudain il dit Grouchy hélas c’était Blucher
    L’espoir changea de camp, le combat changea d’âme
    La mêlée en hurlant grandit comme une flamme
    ………….. et la garde impériale entra dans la fournaise »

  59. ANTOINE

    dit :

    On l’apprend à l’école et ça va être dur devant toute la classe.

  60. Othman

    dit :

    Mais ce poème est horriblement lourd!

  61. Pujol Christiane

    dit :

    Bonjour, je viens de retrouver, grace à internet les 2 poèmes de Victor Hugo (« Oceano nox » et « Après la bataille ») avec plaisir. Je les connais par coeur, ma mère qui aurait 110 ans (j’en ai 80) me les récitait souvent les ayant appris à l’école, et pourtant, elle avait quitté l’école à 11 ans. Merci.

  62. claudinette

    dit :

    Très beau poème, que mon père nous récitait souvent le samedi soir, sur la terrasse et dans l’obscurité. Ce poème dit avec tant de force et d’émotion me faisais monter les larmes aux yeux. Nous en redemandions tous, je l’adorais et je l’adore encore, c’était il y a plus de 50 ans aux Antilles, gravé dans ma mémoire, je le récite à mes enfants et petits enfants, merci papa.

  63. FÉLIX Pétrus

    dit :

    Il était pas un peu de la Jacquette le papa de Victor avec son hussard???

  64. ROUX

    dit :

    A l’école primaire en Algérie j’avais appris ce poème. c’est ainsi que j’ai toujours respecté les morts fussent-ils des ennemis et je m’en suis souvenu lors de la mort de trois combattants de l’armée Algérienne tués au cours d’un accrochage avec des militaires de l’armée Française et en ma qualité de responsable d’un petit hôpital en Algérie j’ai tout mis en œuvre pour que leurs dépouilles soient mises en terre suivant le rite et les règles qui fixent le déroulement de la religion musulmane. J’ajoute que je suis chrétien mais pour moi tous les êtres humains sont mes frères devant DIEU.

  65. Percy

    dit :

    Contrairement à ce que dit un commentateur, il etait habituel de donner de l’alcool aux blessés : c’etait, avec l’opium trop rare, le seul anesthesique dont l’on disposait. Plusieurs documents attestent que Napoleon lui meme le faisait donner aux blessés quand il parcourait le champ de bataille, par exemple à Eylau.

  66. kester

    dit :

    Cool comme poème. Vraiment je te félicite grand Hugo de tout les temps

  67. Fenixplc

    dit :

    Très beau comme poème !!! Bravo à toi Victor Hugo!

  68. Roland Scialom

    dit :

    J’ai découvert ce poême grâce à mon père qui aimait Victor Hugo et avait parmi ses quelques livres un recueil de poêmes du grand poête. Ce poême me rappelle mon père, au sujet de qui j’aurais écrit un poême pareil à celui de Hugo. Les batailles que mon père a traversées sont d’un autre genre. Il n’a jamais été forcé de tirer sur qui que ce soit, mais il a rempli son devoir de père de famille, admirablement et ne s’est jamais abstenu de porter secours à ceux qui en avaient besoin.

  69. DANON H.

    dit :

    j’ai appris et dis ce poème au cours élémentaire 2ème année (CE2). Et il est resté gravé dans ma mémoire jusqu’à ce jour. C’est avec beaucoup d’émotion que je le redécouvre dans d’autres circonstances.

  70. Alex

    dit :

    Je dois écrire une Anthologie et j’ai choisis le thème de la guerre mais je ne sais pas si ce poème rentre plus dans la guerre ou la fraternité. C’est beau comme poème mais je l’interpreterais pas seulement dans 1 seul sens mais deux car il y a cette signification que nous à décrit LEON Jean-Miche, le fait je cite « Ce rhum devait être imbuvable, mais le héros de père au sourire si doux voulait absolument s’en débarrasser: « donne-lui tout de même à boire » ! » Et il y a le deuxième sens étant le fait qu’il veuille l’aider mais j’opterais pour la deuxième option puisque je pense qu’ils ne savaient pas les leçons de secourisme à l’époque. Mais si s’aurait été de l’eau à la place et bien je trouve ce geste courageux de sa part.

  71. MARCEL V. GAUTHIER

    dit :

    En 1951, pour le concours provincial français, j’ai partagé ce poème. Aux juges devant moi. A ma surprise, et grande fierté, les 5 juges, quand j’ai fini mon récit, se lèvent debout en applaudissant. Il faut dire que j’avais mi un sérieux effort à vivre le sens de ce très beau poème… surtout qu’aucun applaudissement avait été offert à aucun autre participant. J’en m’y sentait inconfortable, mais fier de le partager de temps à autre avec ma famille ou amis.

  72. Llorca

    dit :

    Je dois l’apprendre pour mon cours de français. Les phrases ne sont pas super faciles à apprendre, mais cela n’empeche pas que ce texte soit un très bon poème.

  73. Ines

    dit :

    J’adore cette poesie…

  74. Clémence

    dit :

    J’adore!! Quelle générosité de la part de son « père » !! Incroyable, mais vrai! Non? Moi, je pense que je réciterai sûrement celle-là, a ma classe! J’en suis capable! J’ai déjà appris « Melancholia » de Victor Hugo! (je suis en CM2…)

  75. MAHMOUD

    dit :

    Ce poème, quand il l’a fait ?

  76. LEON Jean-Michel

    dit :

    En tant que moniteur de secourisme,je rappelle qu’il ne faut pas donner d’alcool à un blessé.Ce dernier avait soif et il aurait préféré qu’on lui donne de l’eau. Il a été surpris d’ingurgiter du rhum qui devait être chaud puisqu’il était dans une gourde qui pendait à la selle contre le dos du cheval. Et le blessé a dû penser que c’était une potion pour l’achever ou lui faire boire de l’alcool contraire à sa religion. Heureusement il n’a pas été précis dans son tir et même le cheval n’a rien eu. Ce rhum devait être imbuvable, mais le héros de père au sourire si doux voulait absolument s’en débarrasser: « donne-lui tout de même à boire » !

  77. JOJO

    dit :

    Franchement chapeau pour avoir ecrit un si beau poeme!

  78. Pauline

    dit :

    Bonjour j ai 9 ans je suis en CM1 et je commence à apprendre ce poème. C’est un beau poème car il lui dit « donne lui quand même à boire » après la guerre et le coup de pistolet.

  79. BLONDEAU Jeanne

    dit :

    Je viens de le trouver ce poème, celui de mes 9 ans en CM1 et aujourd’hui, j’en ai plus de 60 et suis retraitée depuis 6mois. Quel bonheur à l’évocation d’un tel chef-d’oeuvre! Mes chers jeunes, vous ne savez pas ce que vous avez perdu: l’amour filial, les tendres souvenirs dans une belle fratrie (Aux Feuillantines), l’art d’être père ou grand-père (Elle avait pris ce pli.), l’amour parental voire éternel (Demain dès l’aube). Collègues du primaire et du secondaire, remettez-vous à l’ouvrage. Courage!

  80. BARUTEL

    dit :

    André 23.12.2015
    A mon père ce héros – ce sont les premiers mots du livre « un Village courageux » que j’ai dédié à mon père dont l’action fut héroïque et qui relate un épisode (basé sur des faits réels) de la 2° guerre mondiale dans un village de la Haute Ariège – je suis l’un des acteurs de cette aventure.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *