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Après la bataille

Victor Hugo

Mon père, ce héros au sourire si doux,
Suivi d’un seul housard qu’il aimait entre tous
Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,
Parcourait à cheval, le soir d’une bataille,
Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.
Il lui sembla dans l’ombre entendre un faible bruit.
C’était un Espagnol de l’armée en déroute
Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,
Râlant, brisé, livide, et mort plus qu’à moitié.
Et qui disait:  » A boire! à boire par pitié !  »
Mon père, ému, tendit à son housard fidèle
Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,
Et dit: « Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé.  »
Tout à coup, au moment où le housard baissé
Se penchait vers lui, l’homme, une espèce de maure,
Saisit un pistolet qu’il étreignait encore,
Et vise au front mon père en criant: « Caramba!  »
Le coup passa si près que le chapeau tomba
Et que le cheval fit un écart en arrière.
« Donne-lui tout de même à boire », dit mon père.

Victor Hugo

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155 commentaires sur “Après la bataille”

  1. Tonio

    dit :

    @micheline miro
    On sait toute l’admiration de V.H. pour Napoléon, avec un bémol: il met en scène l’affreux Espagnol, qui était chez lui, et ne reconnait pas pour son roi Joseph Bonaparte, mis là par Napoléon himself.

    Hélas! L’Espagnol était bien chez lui et, comme on le fait dans toutes les armées du monde, jusqu’au dernier souffle, on doit combattre l’ennemi!

    Mais qui sont les affreux dans cette Histoire ?

    Ma foi ce sont bien les Français emmenés là par la vanité d’un empereur qui a voulu mettre tous ces frères et soeurs sur les trônes d’Europe: aucun n’a tenu bon et il ne reste rien de l’Empire. Les Espagnols étaient chez eux, se battaient pour leur nation; mais là , tout soudain V.H. oublie qu’ils avaient, tout comme les Français, leur nationalisme sourcilleux. Et après avoir bataillé dans l’Europe entière, après des millions de morts, des millions de veuves, des millions d’orphelins, qu’est-il resté ? RIEN! La France a été appauvrie, dépeuplée pour des années, parce que Napoléon l’a épuisé, tout comme les pays voisins, Suisse comprise, par la conscription. Dans la retraite de 1812, on trouvait des soldats de l’Europe entière, incorporés de force au fur et à mesure que Napoléon avançait vers la Russie. Et que de regrets pour les oeuvres d’art pillées partout où les troupes de la Révolution, du Directoire, du Consulat et de l’Empire ont passé!!!

    N’empêche, Victor Hugo reste le plus grand poète de la langue française, et à voir la production contemporaine, on peut affirmer que c’est encore pour longtemps.

  2. jean luc

    dit :

    Bonjour, quelqu’un pourrait répondre à la question suivante : Pourquoi ce texte est-il un hommage à son père ?

  3. Max

    dit :

    Christian Bizon, je vous trouve bien condescendant !

    Certains textes de rap portent des valeurs toutes aussi Humaines que celle exposée dans ce magnifique poème, faut il se donner la peine de les chercher sans qu’ils vous tombent dans l’oreille d’eux mêmes… Il semblerait que malheureusement votre éveil culturel ce soit arrêté là où commencent vos préjugés… Je pense que vous ne lirez jamais ces lignes, mais mon petit côté Desproges m’invite à vous répondre ces mots de Delacour : La culture, c’est comme la confiture, moins on en a, plus on l’étale.

    Pour ma part, j’ai appris à aimer la poésie et le rap conjugués lors d’un exercice de français en seconde où un camarade de classe a rappé le poème « Si », traduis en français, de Kipling.

  4. Denis

    dit :

    Apprécier l’humour (involontaire?) de Hugo avec ces morts sur qui tombait la nuit. C’est presque du Pierre Dac. Mais le poème à un rythme et une versification admirables. Bien sûr, je le connais par cœur, école ou pas école, déclin ou pas déclin; les slogans changent, le génie reste.

  5. Morel

    dit :

    Commentaires émouvants de ceux que les vers de notre Victor Hugo a touchés… Émouvantes aussi, les fautes d’orthographe et de syntaxe dont ils sont truffés, preuves, s’il en était besoin, que la poésie s’adresse à tous, qu’ils soient simples amoureux de la francophonie ou intégristes de notre belle langue. On dira donc « Licences poétiques »…

  6. vieilours

    dit :

    J’ai appris ce poème à l’école, mes 84 ans m’ont fait oublier quelques passages mais une autre version d’un camarade que la décence m’interdit de clamer (on remplace entre autres pistolet par « pâté qui fumait encore !) est aussi dans mes souvenirs. Ah l’école de cette époque où l’on était protégé de toutes parts, pas comme aujourd’hui, hélas.

  7. Francis CONTI

    dit :

    Ce poème est beaucoup trop « genrée », en effet pourquoi parler de Mon père alors qu’en vertu de la parité actuellement prônée, on devrait écrire :
    Mon Ma pèr-e !

    I-elle faut bien prendre en compte la gent féminine et inclure dans « l’inclusive » toute la place que les génit-eur-rices méritent ! J’envisage d’en référer à l’académie française et si cela n’est pas suffisant de demander justice à la CEDH !

    Je suis minoritaire aujourd’hui mais mon mouvement est en marche et demain ou après demain au plus tard comme disait Pierre DAC, nous imposerons mon groupe et moi, à la majorité notre façon de penser qui devra être acceptée par tous !

    Du reste, j’envisage également une action forte pour reconnaître les droits non négociables des girafes, des baleines et de tous les animaux à qui notre langue refuse leur masculinité !
    Francis

  8. Claudine

    dit :

    Mon Père était né en 1899 , décédé en 1990, il m’avait appris ce poème très tôt. Le plus fort de ce récit c’était lorsque mon Père s’écria « Caramba », je reculais de crainte et pourtant je connaissais ce texte par cœur …c’était magique !…j’ai 84ans mes cousines qui avaient pour Père le frère du mien connaissaient aussi ce poème …et le connaissent encore …et lorsque nous nous retrouvons nous le récitons en cœur le sourire aux lèvres les larmes dans la voix …elles ont elles aussi 84 et 91 ans… les cadeaux de la vie….

  9. L

    dit :

    Le grandiose du dernier vers n’est possible que parce que la balle a manqué son but. Et si la balle avait tué le housard, le père de Victor Hugo aurait eu un mort sur la conscience…

  10. Juan LOSA

    dit :

    Dans mes jeunes années à l’usine, mon chef m’appelait, d’un ton plein de condescendance, « l’espagnol de l’armée en déroute », en référence à ce poème de Victor Hugo. Bien sûr, il n’était pas sans savoir que la seule déroute que je connaissais était celle de mon père en 1939 pendant la « Retirada ». Mais je ne manquais jamais de lui rappeler que les premiers blindés de la Division Leclerc à entrer dans Paris le 24 août 1944 étaient pilotés par des républicains espagnols de « la nueve ». Pas mal pour une armée en déroute !

  11. Cerry

    dit :

    Je n’arrive pas à y croire ! J’ai même la chair de poule rien qu’en écrivant ces quelques lignes ! Je vois Encore mon père (mort en 1995) remuant la tête en récitant ce merveilleux poème ! Je voulais coûte que coûte l’avoir ! Aujourd’hui c’est chose faite ! Merci Google !

  12. micheline miro

    dit :

    Quelles que soient les qualités poétiques du poème de Hugo, je peux vous affirmer qu’aux oreilles d’un espagnol le traitre désigné est bien l’espagnol. Mon père a toujours regretté cette description qui rejoignait l’idée que l’on se faisait encore des espagnols en France dans les années trente.

  13. gaspar.yo

    dit :

    Je dois l’apprendre en français mais je suis heureux de le faire car ce poeme est tellement passionnant

  14. FRANCOIS Marcel

    dit :

    J’ai 75 ans, j’étais un bien mauvais élève, mais l’instituteur (Marcel Alexis) dont j’avais peur car je pense qu’il n’aimait que les bons élèves, m’a obligé à apprendre ce poème par coeur. Je le récite encore aujourd’hui depuis 1958 (merci a lui).

    Mon père était bien un héros, il m’a reconnu alors qu’il savait que je n’étais pas de lui.

  15. anonyme

    dit :

    J’apprends ça en 5ème et je trouve le poème dur mais intéressant. Dites-moi si vous aussi, il est dur pour vous ?

  16. Pierre Merlin

    dit :

    J’ai 79 ans bientôt, et quand un de mes amis ou anciens copains meurt, immédiatement… le coup passa si près… mes proches vont l’entendre de plus en plus souvent.

  17. CHRISTIAN BIZON

    dit :

    Eh oui Samy!! Qui apprend encore ça aujourd’hui? Alors que vous devez connaître le nom d’au moins une dizaine de rappeurs!! C’est pour cela que la culture est vraiment en chute libre chez les jeunes. Comme disait Pierre Desproges (vous regarderez sur Internet qui c’était!): « La culture, c’est comme un parachute, quand on n’en a pas, on s’écrase »

  18. Nina

    dit :

    Comme je suis émue de découvrir votre site et les commentaires déposés! Ma Maman qui aurait eu cette année 113 ans l’avait apprise à l école primaire à Tunis. Durant mon enfance elle disait souvent ce poème magnifique qui s’est inscrit dans ma mémoire et aujourd’hui, subitement les premiers vers me sont revenus, j ai fait une recherche sur internet et l ai retrouvé dans son intégralité. Quel cadeau. ! Je revois ma mère le dire. Merci, un pur moment de bonheur. Je vais l’envoyer à mes petits enfants.

  19. Pearl salence

    dit :

    Je trouve ce poème intéressant, facile à comprendre et les valeurs que ce poème met en avant sont elles aussi intéressantes.

  20. Bérangère

    dit :

    J’aime bien le fait qu’au deb y dise « mon père » a la fin et au milieu ca rend bien je trouve. Ah et aussi je le trouve facile a apprendre malgré qu’il soit long 🙂

  21. Giuseppe Bertozzi

    dit :

    La ricordo ancora a memoria da quando principiante allo studio della lingua francese, frequentavo la scuola internazionale alberghiera di Stress anno 1960, sono ben felice di averla ancora potuto leggerla, bellissima, mi sono commosso. Grazie ! P.

  22. Maya

    dit :

    A l’attention de samy semlali :

    Moi et beaucoup d’autres. Ca ne se fait pas je trouve. C’est un grand classique qui a satisfait des générations d’élèves.

    Alors un peu de respect siouplé

  23. Maya

    dit :

    J’écrit ce poème pour l’anniversaire de mon papa et je le trouve très émouvant. J’en profiterai pour l’apprendre. Je suis en CM2.

  24. Marjorie Duriez

    dit :

    Détrompez-vous !! Mon fils qui est en 5ème est en train d’apprendre ce poème et il s’en sort très bien. Cessons-donc de dire que les enfants d’aujourd’hui ne savent rien. Ce sont plutôt les parents d’aujourd’hui qui ont baissé les bras et qui demandent à leurs enfants de lire et de ne pas faire d’écran alors qu’eux-mêmes sont scotchés à leur téléphone. Je suis née dans les années 80, je lis et mes enfants lisent et savent apprendre. Ils sont comme les enfants de n’importe quelle époque : ils imitent leur entourage…

  25. Lucas

    dit :

    J’aime bien

  26. Renders

    dit :

    Poème que je connais par coeur (Après la bataille). Je montrais un certain lyrisme en évoquant ce poème d’Hugo. J’ai 86 ans et ma mémoire a gardé ce merveilleux poème depuis l’école primaire.

  27. de Mengy

    dit :

    A Norbert CAMIN.
    Si vous êtes âgé de 74 ans, vous n’étiez pas en CM2 mais en « 7 ème », classe, bien que vous me rendiez trois années, dont je me souviens fort bien, avec les grands du « certif » et anxieux de la grande ville où nous attendait, mon frère et moi, la… « 6 ème »

    Ah Victor Hugo, « Après la bataille », « lorsque l’enfant parait » et aussi « le dormeur du val » de Rimbaud… et tant d’autres ! Notre maître d’école était un « fou » de poésie, une sorte de « sous-préfet aux champs », grand rêveur, que nous avons souvent vu assis dans l’herbe, le jeudi, regardant le paysage du haut de la colline…

    Jean de Mengy

  28. MARCEL ROLAND NDJIMBA

    dit :

    C’était l’un des meilleurs poème de mon défunt papa, parti le 03/05/20. Il l’avait appris au CM1 dans les années 1963 et c’est par lui que j’ai appris ce magnifique texte, qu’il ne cessait de me le réciter pendant plus de 11 ans jusqu’à ces derniers jours.

    Beaucoup de choses ont changé depuis ton enfance, où les photos étaient en noirs et blancs et où l’on s’informait avec la radio, jusqu’à mon époque (internet 4G, photo couleur…). C’est grâce à cette évolution technologique PAPA que je voudrais te dire ou que tu sois que j’ai pu retrouver ce poème de Victor Hugo.

    Tu restera à jamais gravé dans mon Coeur et ma Tête.

  29. Norbert CAMIN

    dit :

    J’ai appris ce texte en CM2 (j’ai 74 ans) et je m’en souviens encore… C’est l’époque ou les « instits » nous apprenait à se servir de son cerveau et pas celui de l’ordinateur… Je suis sûr qu’aucun informatitien d’aujourd’hui est capable d’apprendre ce texte « par coeur » il s’arreterait au bout de 6 vers… Nous, nous avions 10 ans et même le + mauvais de la classe réussissait au moins jusqu’à la moitié… Moi, je le savais ENTIER en mettant l’intonation tragique… « O tempore, O mores »

  30. tidiane

    dit :

    Très beau poème que je tiens de mon père qui adorait Victor Hugo. Je me souviens toujours de son expression quand je répétais âpres lui les strophes :

    « Et vise au front mon père en criant: ‘Caramba!’
    Le coup passa si près que le chapeau tomba
    Et que le cheval fit un écart en arrière.
    ‘Donne-lui tout de même à boire’, dit mon père. »

    Il était aux anges… Le contraste est saisissant… une humanité hors norme… j’en frémis.

  31. David

    dit :

    Sans doute l’un des plus beau poème jamais écrit. Ces strophes suscitèrent un ravissement qui traversa les siècles, incarnant de générations en générations la quintessence de la langue Française et demeurant son plus éclatant témoignage de sa beauté à nulle autre pareille.

    C’est en nos tripes que ces quelques mots nous touchent en exprimant un élan d’humanité au cœur de la barbarie du champs de bataille, révélant par la même, la bonté d’âme du père de l’auteur. Victor Hugo, on ne le dit jamais, est certainement l’un des deux meilleurs écrivains de tous les temps avec Chateaubriand bien sur, son modèle. Plus personne de nos jours ne peut égaler la perfection de leurs styles. Combien ils seraient effondrés de lire les auteurs contemporains… snif snif…

  32. NDIAYE Bouna Sémou

    dit :

    Ce poème, avec quelques rares autres, reste gravé dans ma mémoire depuis l’école primaire des Frères du Sacré-Cœur à Nianing sur la Petite Côte au Sénégal! C’était au tout début des années 80. Il a bercé mon enfance et me rappelle mon défunt papa, paix à son âme. Il ne badinait pas, alors pas du tout. Cela fait plus de quarante ans maintenant. En 6e, quand je le récitais, intonation et gestes à l’appui, à la fin du cours de français, le professeur était aux anges et me donnait 20/20. Au 7e vers (…Espagnol…), Monsieur Ndao dressait l’oreille et au 17e vers (…Caramba…), il était en extase. Conquis! Plus tard en 4e et 3e, j’ai su pourquoi le poème l’enchantait : en réalité, il était un professeur… d’espagnol. Çà ne s’invente pas.

  33. Naïma

    dit :

    Le père de ce fils d’Adolf Hitler était lieutenant de la 13ème compagnie.

  34. Anto

    dit :

    Magnifique…

    Le père d’Hugo est un soldat.

    Il se reconnait très certainement dans cet autre soldat que la vie quittera prochainement, comme le samaritain se reconnait dans ce marchand blessé, abandonné au bord du chemin. Il connaît son engagement, son sacrifice, il connait sa souffrance qu’il a partagée au long des campagnes napoléoniennes. Le général Conte Hugo fait preuve en faveur de cet ennemi mourant d’une grande magnanimité. Il comprend, accepte et pardonne le geste ultime de ce soldat vaincu qui tente dans un dernier baroud anonyme d’entrainer dans la mort cet ennemi glorieux. « Donne lui quand même à boire » … Le geste du général Hugo, plus héroïque que la victoire qu’il vient de remporter sur une armée ennemie, est une victoire sur la bestialité du combat. En adoucissant l’agonie de celui qui vient presque de lui ôter la vie, le général préserve sa propre humanité.

    Quelle leçon !

  35. Jean Sarfati

    dit :

    Texte sublime qu’on devrait toujours apprendre aux enfants. Grâce à internet et Google, je re-découvre immédiatement cette merveille de Hugo et les commentaires actuels. Je pensais à mon père, Abraham Robert Sarfati, médecin militaire ambulancier sous les Stukas à la glorieuse bataille de Saumur en 1940. Il me racontait malicieusement le pastiche en sabir des troufions, (et je courais me régaler de l’original ! ). Pastiche scato militaire en roulant les erres: <>[la fin étant dite avec un noble haut-le-corps].
    Ce pastiche ironique des soldats de 1940 dit,-par contraste avec le génie sublime de Hugo-, la sordide trivialité de la vraie guerre, m.rde et sang mélangés, et par contrecoup le père déchu, typique de notre époque. Remarque: 1. un pistolet au début 19° siècle est à un coup seulement. Aujourd’hui on devrait d’abord riposter pour mettre hors de combat. 2. le Maure est un des habitants de l’Espagne depuis longtemps, réputé pour sa combativité, (jusqu’au dictateur Franco qui a utilisé une armée maure lors de la guerre d’Espagne en 1936). 3. Le rhum est un ‘remontant’ qui permet seulement de supporter la douleur. C’est donc uniquement un acte de charité et non un soin (et en cas de blessure, il ne faut pas faire boire, mais seulement humecter les lèvres).

  36. SAMY SEMLALI

    dit :

    Qui apprend ça en 2020 ?

  37. Cyriaque N’BOUKE

    dit :

    Un poème inoubliable.

  38. Anonyme

    dit :

    Trop dur à apprendre.

  39. Bernard

    dit :

    souvenir ineffaçable des soirées passées avec mes grands parents, après guerre; pour atténuer l’émotion que suscitait ce récit, suivait : Le voleur de pommes de terre.

  40. coomans

    dit :

    Il existe une version revisitée que je cherche
    Mon père ce zéro oups héro au sourire si fou (doux)
    Suivi d’un seul froussard (housard) qu’il aimait entre nous (tous)

    Je cherche la suite
    merci

  41. enzo

    dit :

    Trop bien

  42. tonton tunnig du 69

    dit :

    Beau poème

  43. jean-pierre Augot

    dit :

    Ma grand tante nous gardait parfois quand j’étais gosse. (Années 50)
    Pas d’histoire pour nous endormir, mais des poèmes de Victor Hugo.
    Mon père.. , l’aigle du casque, les pauvres gens…
    Elle était parfois si émue que les larmes lui venaient, troublant sa lecture.
    Elle relevait la tête et s’efforçait de rire pour de faux en faisant de façon forcée  » ha, ha ha, ha ha ha… »
    Quand les larmes la quittaient, elle reprenait la lecture.
     » tiens, dit elle en ouvrant les rideaux, ils sont là… »
    Aujourd’hui, c’est moi qui en pleure.

  44. Claude

    dit :

    Les commentateurs défenseurs de la langue française devraient prendre garde à l’orthographe !

  45. Jocelyne

    dit :

    C’ est un poème que j’ ai entendu dans la bouche de ma maman, née en 1923 en Italie, qui l’ avait appris à l’école primaire de la République française où elle a fait ses études. C’est en l’ écoutant le réciter à maintes reprises, que je l’ai su par coeur, moi aussi, toute petite fille que j’étais. Qui apprend les poèmes de Victor Hugo, aujourd’hui, à l’ école, qu’ils soient Français ou venant de l’ étranger?… Les instituteurs les connaissent-ils seulement? … J’ ai moi-même récité les fables de La Fontaine à mes enfants qui, sinon, ne les connaîtraient pas et ne sauraient rien de ce grand écrivain français.

  46. Aline Taxus

    dit :

    Bravo l’artiste !

  47. Bernard Pfefferkorn

    dit :

    Quel chef-d’oeuvre ! Depuis que je suis retraité, il m’arrive en me réveillant de le réciter. Quelque fois ma mémoire me faisant défaut, je remplace un mot par un autre. Plus tard lorsque je retrouve le mot (ou l’expression) de Victor Hugo, la version originale est toujours plus juste, plus belle. Victor H. nous raconte une scène de vie, il déclenche en moi de l’émotion et il me transmet des valeurs. L’art est difficile, presque impossible. Fort heureusement le respect, l’empathie, la générosité, la bonté sont des qualités accessibles à tous.

  48. Eric

    dit :

    Caramba !

    le coup passa si près que le chapeau tomba
    Et que le cheval fit un écart en arrière.
    « Donne-lui tout de même à boire », dit mon père.

    Un des meilleurs poèmes appris avec joie au cours. Il me revient avec force à l’esprit. Gloire éternelle à tous ceux qui observent une pause pour revoir leur décision au lieu de détruire.

  49. James Kuma AVOSSE

    dit :

    Ce poeme, je l’ai appris et memorisé à coeur lorsque j’étais en classe de CE2 à l’école primaire publique d’amlame 2 au Togo dans les années 1995, par mon directeur Mr Agbegnido qui est décédé en cette année 2019. Je m’incline devant sa memoire lui qui m’a fait de ce que je suis aujourd’hui. En rappel ce poeme est recité avec des gestes à l’appui…

  50. kéké du 13

    dit :

    Ce poème c’est le sang de la veine du coeur. Il est trop bien…

  51. doli18

    dit :

    J’apprecie vraiment ce poème

  52. VIOSSANGES

    dit :

    Belle poésie

  53. MBAO BEN-SEBA

    dit :

    C’est si Victor Hugo a participé au dialogue de Khartoum. Que chaque centrafricain relise ce poème.

  54. Lucien Bens

    dit :

    C’est trop bien

  55. Luis Alvarez González

    dit :

    Beau poème. J’ai entendu un grand nombre de francophones l’ayant appris dès l’enfance, notamment pour pratiquer l’utilisation du passé simple.

  56. BOUCHER

    dit :

    Quand a t-il été publié et écrit ?

  57. Do Dang Quy

    dit :

    J’ai quitté mon pays en guerre et laissant un père que je vénère. Ce merveilleux poème que j’ai appris au lycée de Toulouse et qui est ancré dans ma mémoire et dans mon cœur. Je le récite souvent la nuit avant de m’endormir.

  58. Paul HOFFMANN

    dit :

    Ce merveilleux poème, reflète surtout la grandeur d’âme de l’auteur et surtout une qualité exceptionnelle… le PARDON.

  59. francis pastice pus la pice

    dit :

    Très jolie texte mais dur à comprendre.

  60. agnes

    dit :

    Le poème a été écrit en 1850

  61. Yogui

    dit :

    Merci à Pathe pour son analyse. Chercher un racisme du XXI siècle dans Hugo… c’est oublier que le mot racisme n’existait pas de son vivant. Vouloir rejuger l’histoire c’est souvent dangereux.

    Et pour information, la définition du mot maure en 1832 : I. − Subst. masc.. Habitant arabo-berbère du nord de l’Afrique.

    Quant au rhum, seul les hommes riches ou gradés pouvaient en boire. En donner à l’ennemi était simplement impensable.

  62. Lkf9

    dit :

    J’adore trop ce poème

  63. toblerone

    dit :

    C’est trop beau comme poème et dire que moi je l’aurais déjà tué avec mon fusil.

  64. alme

    dit :

    Très beau poème.

  65. Victor

    dit :

    Beau texte !

  66. Stella Dion

    dit :

    J’ai fait ce poème en dictée et je trouve qu’il est très beau.

  67. Jojo l’abricot

    dit :

    Magnifique poème…

  68. Galway

    dit :

    Lorsqu’on regarde la morale pratiquée au cours d’un siècle passé au travers des lunettes morales d’aujourd’hui, on est toujours certain de se planter. En étant optimiste on dit que c’est par ignorance, en étant pessimiste on dit que c’est par manque d’intelligence, en étant honnête on dit que, pour éviter de penser, c’est par paresse.

  69. jean claude

    dit :

    Il est trés regrettable d entendre parler de racisme et autres anneries sur des poémes de Victor Hugo. C est le plus grand poéte français du 19 siecle. Un poéte capable d écrire un sonnet comme un journaliste un article pour son journal. Avec la méme facilité et l émotion en plus. Pour juger de tout et de rien, il faut avoir tous les ingrédients et se remettre dans le contexte de l époque. Aprés seulement on peut s exprimer. De plus pour écrire un poéme, il y a des régles de grammaire et des rimes à respecter. Parfois on glisse des mots pour obtenir la rime recherchée. Mais vous les critiques à la pensée unique, avez vous jamais essayé d écrire un poéme, pour votre Maman , ou votre petite amie ? Sinon vous n’avez rien compris et contentez vous de lire… le journal

  70. Mohamed aziz badr

    dit :

    Oui une jolie poesie qu’on appris par coeur dans l’ecole primaire au maroc ainsi que l’histoire les misérables. Cetait le francais qui n’existe pas aujourd’hui malheureusement. C’est triste.

  71. Bernard CORBOZ Sté des Poètes et Artistes de France

    dit :

    Poème de V.H. duquel on ne se lasse pas, comme de… tous les autres de cette Figure Suprême de la Poésie française! On retient et on emploie souvent dans certaines situations cet alexandrin (dont beaucoup ignorent la provenance): « Le coup passa si près que le chapeau tomba ».

  72. Kenny Jean Michel

    dit :

    C’est un joli poème, je l’ai appris en classe de 6 AF, tout comme la ballade des pendus de François Villon ce sont des poèmes qui resteront à jamais graver dans ma mémoire. Ils me font rever ces poètes français. En ce qui à trait aux discussions à savoir que VH était un raciste ou pas. C’est une interrogation qui ne va jamais trouver sa réponse dans la mesure ou l’on arrive pas à s’accentuer sur l’objetif de l’auteur. Il est à remarquer que ceux qui croient que VH etait un raciste pour les conotations comme « espece de maure » ou encore « Une gourde de rhum qui pendait à sa selle » ont un nom à accent espagnol, et ceux qui ont pris parti pour l’auteur ont un nom plutot français.

  73. christophe

    dit :

    D’accord avec la majorité des commentaires, c’est si évident. Et puis, avis perso, lire à haute voix ce texte, en entier, d’une traite ou bien n’en énoncer que quelques strophes, même prises ici où là, est encore plus savoureux et émouvant, tant les mots sont choisis pour leur justesse mais aussi pour la prosodie de leur enchainement. C’est ça l’alchimie de la poésie qui nous hérisse le poil… Quant aux commentaires sur le racisme (?), sur le secourisme :-)) et les méfaits du Rhum, ou bien sur la « probable » rime nécessaire (et qui donc dédouanerait VH de tout sentiment raciste aussi…) entre Maure (au : fermé) et Encore (o : ouvert) etc, passez votre chemin, la poésie c’est pas votre truc.

  74. François Guyomard de Préaudet

    dit :

    Il s’agit d’un poème que mon père, ce héros au sourire si doux, nous a appris dans mon enfance sur la route du Couloumé, la maison forte de sa famille dans le Gers, et après un terrible accident de parachute en service, j’ai perdu la tête au sens propre et au sens figuré, j’ai retrouvé les vers sublimes de cette poésie, je voudrais simplement les lui offrir pour son anniversaire.

  75. Thomazeau

    dit :

    Trop cool, petit je l’ai appris.

  76. catherine

    dit :

    Beau poème

  77. Pathe

    dit :

    « une espèce de maure » n’a pas de connotation raciste.
    1) l’action se situe en Espagne, qui a longtemps été occupée par les Maures. C’est une référence historique, qui montre que Victor Hugo était cultivé et connaissait l’histoire de l’Espagne. C’est aussi descriptif, pour qu’on se figure à qui ressemblait le personnage. Le fait de dire « Maure » (et non pas Espagnol) montre la distance culturelle entre le père Hugo et celui qui lui fait face, ce qui aura pour effet de mieux souligner sa bonté. Malgré l’air farouche du guerrier, il lui donne tout de même à boire.
    2) « Une espèce de » montre plutôt l’imprécision, en guerre on s’approche pas trop près pour savoir à qui on a affaire.
    3) Donner du rhum (et non pas de l’eau). Le rhum était une denrée rare sur le champ de bataille, donner du rhum est plus charitable que donner de l’eau, même si d’après le secouriste ce n’est pas une bonne idée du point de vue médical. Et vous feriez quoi, à l’époque pas d’aspirine ni d’antalgique? Il donne (après avoir été attaqué) ce rhum qui est une denrée précieuse pour lui : double charité.
    4) ça me peine, ça me fait mal à chaque fois de voir que des gens traquent dans notre histoire, dans notre littérature, des détails complètement anachroniques pour nous accuser, à chaque fois, de colonialisme, de racisme. On ne peut plus rien dire, même de la poésie!
    Le procès est toujours « à charge », j’ai par exemple vu des élèves qui traitaient Montesquieu d’esclavagiste parce qu’ils ne comprenaient pas l’ironie du texte…

  78. abdel mohamed abou bakar du bled

    dit :

    Très jolie poème avec de magnifiques figures de styles…

  79. PEYRET

    dit :

    Quel poème sublime ! Il est dans ma bibliothèque de meilleurs extraits de la littérature française , qui m’arrachent toujours des larmes de plaisir quand je les lis : la tirade de Camille dans Horace , « demain dès l’ aube », l’ Albatros , les Conquérants (« Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal, etc… »), la Ballade du temps jadis de Villon, « Mignonne, allons voir si la rose », l’ Expiation (Waterloo, la retraite de Russie), etc…, etc… Quel dommage et quelle honte que les jeunes n’apprennent plus cela !

  80. Marie-Louise

    dit :

    Ce poème est pour moi très émouvant et profond. Je compare Victor Hugo à Wolfgang Göthe avec son poème « le Roi des Aulnes » ! Merci de nous redonner ce poème sur Internet.

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