L’orage

Emile Verhaeren

Parmi les pommes d’or que frôle un vent léger
Tu m’apparais là-haut, glissant de branche en branche,
Lorsque soudain l’orage accourt en avalanche
Et lacère le front ramu du vieux verger.

Tu fuis craintive et preste et descends de l’échelle
Et t’abrites sous l’appentis dont le mur clair
Devient livide et blanc aux lueurs de l’éclair
Et dont sonne le toit sous la pluie et la grêle.

Mais voici tout le ciel redevenu vermeil.
Alors, dans l’herbe en fleur qui de nouveau t’accueille,
Tu t’avances et tends, pour qu’il rie au soleil,
Le fruit mouillé que tu cueillis, parmi les feuilles.

Emile Verhaeren

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3 commentaires sur “L’orage”

  1. Rigo

    dit :

    Un peu difficile pour des enfants de 12 ans. Mais cool et très léger comme poème, on s’envole…

  2. Mme Dumont

    dit :

    J’aime bien ce poème, jolis rimes, mais j’aurais préféré une quatrième strophe…

  3. Jaime

    dit :

    Cool ce poème !

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