Brumes de parcs

Francis Etienne Sicard

Pointillé d’or,
votre parole
trace,
à l’envers,
le cercle
de mes mains,
sur le soleil
couché
à l’ombre
de vos doigts.

Y-a t’il un rêve
dont la suave sève
vaille que l’on vieillisse
sans valise,
ni valse,
sans salive
ni liasse ?

Or,
telle la Sybille de Delphes,
à foison,
vous répandez
le verbe obscur
qui habite mes caves,
puis
vous glissez
enfin
entre mes cils éteints.

Francis Etienne Sicard, 2010

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