Quinze octobre

Jean-Pierre Villebramar

Je te retrouve, ami désespoir
Tu reviens avec les premières neiges, avec toi
les couleurs d’automne et les brouillards , et des visages
des sourires et des voix

Visages, cent visages, voix, cent voix
voix sans voies

Enlève ton manteau, ami désespoir, nous passerons l’hiver ensemble, il fera froid
dehors
chaud dedans, mais plus de trains sur le départ
voix sans visages, voix sans voies, chaud dedans et dehors, froid.

Mais plus de trains sur le départ.

Tu es de retour, ami désespoir, reprends tes quartiers
voix sans visages, voix sans voies, chaud dedans et dehors, froid.

Et la Musique que j’avais rangée en attendant des jours meilleurs,
avec les poèmes de Tristan
Corbière

Villebramar, Octobre 1988

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