Empoisonné

Winston Perez

J’ai vu la Croix par dessus la Lune
merveilleux soir de brume
j’avais vingt ans passés

Mille cornes plantées
Mille crevasses brunes
et faisceaux éclatants
Mille pas gravés sur terre
et parfums enivrants

J’ai vu l’homme, la princesse éphémère
et le Père flamboyant

J’étais plus que moi-même
plus grand que le grand
Mon corps lacéré ne me faisait plus mal
J’étais l’air et l’humide
Et il n’y avait plus d’organes
Il n’y avait plus d’ennui

J’ouvrais les portes de la perception divine
Ce soir par dessus la Lune
J’étais empoisonné

Winston Perez, 2009

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7 commentaires sur “Empoisonné”

  1. BILLY

    dit :

    Poème super ! Je suis le plus grand fan de Mr Perez.

  2. rachel

    dit :

    pour les inventions poétique de francis etienne je ne suis pas fan mais meme si je ne comprend pas entièrement ce poème je le trouve magnifique je pense qu’il mériter d’etre plus connu!

  3. anonyme

    dit :

    Poème superbe, il est mystérieux. Merci Winston Perez.

  4. Molb

    dit :

    Je recherche des poèmes sur la nostalgie mais je n’ai pas trop compris celui ci, pouvez-vous m’eclairer ?

  5. claudia

    dit :

    Il sera difficile de faire mieux comme commentaire, mais je me dois tout de même le dire,votre poème,est tout bonnement et simplement magnifique !

  6. francis etienne sicard

    dit :

    La beauté
    est une œuvre,
    aussi fortuite
    que désirée,
    car elle confine
    l’âme
    à la chair
    qui l’habite.

    Votre poème,
    riche,
    est beau.

    Cordialement vôtre,

    Francis Etienne

  7. Janin

    dit :

    Poème superbe ! Merci M. Perez !

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