Le ciel est, par-dessus…

Paul Verlaine

Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu’on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

– Qu’as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?

Paul Verlaine, Sagesse (1881)

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16 commentaires sur “Le ciel est, par-dessus…”

  1. Deadeux2

    dit :

    Magnifique poême. Mais je voudrais dire à Mr Mohamed BEN GUIZA qui a dit le 11 août 2018 que la FRANCE avait envahie la TUNISIE en 1881. Cher Monsieur il manque le « pourquoi » de cette arrivée des FRANCAIS en 1830 sous Charles 10. C’est parce-que une coalition Arabo-Turques aidée par vos ancêtres faisait depuis 400 ans des razzias de blancs le long des côtes méditéraneennes et atlantiques. Il y a eu jusqu’à 2 500 000 esclaves européens. Voyez sur Wikipédia « Barbaresques et esclaves Blancs ».

  2. Komla Avono

    dit :

    La vie particulière de solitude célébrée par ce poème s’exprime le choix des noms au singulier. Tous. Cette vie vit encore en nous, pendant que nous vivons dans ce monde sans cesse pluriel… Quel poète!

  3. Mohamed Ben GUIZA

    dit :

    J’ai appris ce poème en 1950. C’est à cette époque là, que l’on m’a informé que mes ancêtres étaient les Gaulois. Ce poème écrit en 1881 par Albert Samain correspond à la date de l’invasion de la Tunisie par la France.

  4. Silène

    dit :

    À chacun de mes passages rue de la Santé ce poème est revenu à ma mémoire tant j’étais persuadé qu’il avait été écrit en ce lieu. Erreur c’était en Belgique où il avait été emprisonné pour avoir blessé Baudelaire son jeune amant ! Pour être Verlaine il fallait à la fois être porté vers tous les plaisirs de la chair, être fou et avant tout être génial : il était tout cela. Ah! Varlaine !

  5. Jean-Pierre

    dit :

    Dilini : Levant les yeux vers l’espace visuel trés limité qu’offre chichement sa lucarne de prison, Verlaine voit du ciel un bleu qui prend toute sa dominance, et ne perçoit de l’arbre qu’un bout de branche : une palme ; et en matiere de seul mouvement, le très lent et très léger balancement de cette « palme »… Le choix du verbe « berce » n’est pas qu’un choix poétique, il ramène à la douceur de moments disparus de son enfance. Et puis laissez là le sens des mots, cherchez-en plutôt la musique « berce » est ici une lamentation, une douloureuse plainte : relisez à haute voix en disant beeer/ce/sa/palm’ (1 son long suivi de 3 sons courts comme fait un enfant qui pleure) et vous verrez que ca change tout, vous n’êtes plus dans un chant sémantique mais purement musical.
    On parle du rythme ?
    Ça fait 3 / 5 (vers 1 et vers 3)
    et 2 / 2 (vers 2 et 4). Pourquoi du 3 / 5 ? Parce que ça crée exprès une cassure de rythme qui reflète l’âme tourmentée du poète plongé dans le regret et la tristesse.
    Je rappelle qu’en poésie on prononce tous les « e » – un/ar/bre/par/… mais jamais le « e » final au bout du vers, donc ce sera calm’ et palm’.

  6. cohu annie

    dit :

    La magie des mots, comme une mélodie, vous embarque dans une cadence, où votre esprit voyage, ou votre imagination balance…

  7. Dilini

    dit :

    Qui est ce qui « berce » sa palme? Pourquoi est ce que le poète utilise le mot « berce » pour décrire une action d’un arbre? Quel est la technique utilisée par le poète? Pouvez-vous me donner une réponse pour cette question svp?

  8. kpindognan florent

    dit :

    J’ai appris ce poème en classe CE1. Durant le reste de mon parcours scolaire je ne l’ai pas oublié. Dommage pour les promotions de maintenant qui ne savent rien de cela. Vraiment je me dis que j’ai eu la chance de faire un bon primaire (1996).

  9. Guillaumet

    dit :

    Verlaine est emprisonné pour tentative de meurtre. A la seule lecture de ce poème on peut être animé de sentiments contradictoires: d’une part il émane de ce texte un sentiment de tristesse, de mélancolie (qu’as-tu fait, toi que voilà, de ta jeunesse?… toi que voilà pleurant sans cesse…) et en même temps grâce à son génie le poète peut rêver et s’échapper ainsi de son univers morbide, cloisonné pour se transposer vers un autre univers lumineux où il retrouve sa sérénité (le ciel… si bleu… le ciel qu’on voit… un oiseau… chante… et aussi une paisible rumeur, presque un chant, qui nous ramène vers la ville). C’est déjà ce que l’on peut ressentir avant d’étudier le poème, mais au fond, n’est-ce pas ce que le lecteur ressent suivant son état d’âme?

  10. Laure

    dit :

    J’ai appris ce poème quand j’étais au collège. Je l’ai bien apprécié. Il me revient dans ma mémoire suite à une émission télévisée, et je suis très heureuse de m’en souvenir.

  11. samantha alicia

    dit :

    J’aime vos commentaires

  12. NANA

    dit :

    Il y a dans ce poème une simplicité qui est traduite par les mots choisis. Je pourrai dire comme au cours primaire que l’on disais : une phrase se compose d’un sujet du verbe et du complément. Quand on regarde les mots on est invité à une vérité toute simple : le ciel il a toujours été par dessus le toit c’est comme ça et rien de plus . Il faut oublier que Paul Verlaine a fait plusieurs expérience dans sa vie sexuelle ou religieuse à la recherche d’un bonheur qui étais là qu’il faut le savoir simplement de voir et s’en rendre compte. L’aveu en fin de poème : qu’a-tu fait de ta jeunesse? la question que tout le monde pose un des ces jours à un certain moment ou fait un bilan ce que fait très bien Paul en prison après une tentative d’assassinat sur son amant Arthur RIMBAUD

  13. Beghin

    dit :

    C’est ce qu’il pouvait voir par la fenêtre, Texte écrit de sa cellule à la prison de Mons lors de son incarcération suite aux 2 coups de feu tirés sur Arthur Rimbaud blessant ce dernier à la main, d’une balle, l’autre balle ayant été retrouvée dans le plancher. (2 années d’incarcération)

  14. Daniel

    dit :

    bonjour,
    Les commentaires d’amina et d’eden me laissent perplexes. J’aime, j’aime pas ! Ce que dégage ce poème de Verlaine mérite mieux qu’un « like » ! C’est expéditif, ça ne nous dit rien, bougez-vous l’imaginaire que diable !

  15. amina

    dit :

    j’aime bcp !

  16. Eden

    dit :

    Moi je n’aime pas!!!!!!!!!!!!

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