Amour haineux

Sybille Rembard
Edvard Munch, Femme nue en larmes, 1914
Edvard Munch, Femme nue en larmes, 1914

Se levant
le poing
foudroie
tâche la peau
d’un bleu incrédule

Le cri transperce les murs
sourds

L’abîme reste impuni

Le Verbe destructeur
empoisonne les veines
démolit l’âme

L’oreille voisine se voile
Les belles paroles
cachent les sanglots

Le prince charmant
brode l’enfer du quotidien
en maitre absolu

Sybille Rembard, 2020

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3 commentaires sur “Amour haineux”

  1. Airjai

    dit :

    Poème coup de poing .
    Uppercut à la face
    Qui laisse forcement des traces
    Si l’on est pas trop obtus.

  2. Zerdoumi

    dit :

    Une approche originale – inspirée, à mon sens, de l’univers pictural – de la femme battue.

  3. Zerdoumi

    dit :

    J’aime ce texte : des personnifications frappantes d’entités abstraites avec cette chute inattendue, ce « prince charmant » démythifié, ce rêve de pacotille transformé en dictateur domestique.

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