Avril & la mort

Guillaume de Lacoste Lareymondie

Le printemps est venu,
Il sillonne l’azur,
Il bouillonne, il exulte.
Mais c’est un crépuscule.

Les arbres vibrent,
Vêtus de vert,
Ivres de fleurs.
Mais c’est ténèbre.

Partout mille âmes se réveillent ;
Mille oiseaux croisent dans le ciel,
Chantent sans fin leur symphonie.
Mais la nuée les engloutit.

La machine ennemie s’abat sur le pays.
Une agonie secoue les décombres de nuit,
Sourd, gronde, grince, crie : où est la vie enfuie ?
L’heure de la mort sonne, et personne ne prie.

Guillaume de Lacoste Lareymondie, 2020

Imprimer ce poème

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *