Elle sait que l’attente est un cruel supplice

François Coppée

Elle sait que l’attente est un cruel supplice,
Qu’il doit souffrir déjà, qu’il faut qu’elle accomplisse
Le serment qu’elle a fait d’être là, vers midi.
Mais, parmi les parfums du boudoir attiédi,
Elle s’est attardée à finir sa toilette.
Et devant le miroir charmé qui la reflète,
Elle s’impatiente à boutonner son gant ;
Et rien n’est plus joli que le geste élégant
De la petite main qui travaille ; et, mutine,
Elle frappe le sol du bout de sa bottine.

François Coppée

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Un commentaire sur “Elle sait que l’attente est un cruel supplice”

  1. Mazrguerite

    dit :

    l’attente est pour moi doux un délice,
    Donnant images ,de la joie, pas de supplice,
    Bien sur il ne faut pas que ça s’éternise
    Cette chaleur qui monte en moi,
    Doit rester une flamme, un émoi:)

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