Demain, dès l’aube…

Victor Hugo
Régis Gonzalez, A demain Léopoldine, 2021
Régis Gonzalez, A demain, Léopoldine, 2021. Gravure édition limitée en vente dans notre Galerie d’Art

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo, extrait du recueil «Les Contemplations» (1856)

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600 commentaires sur “Demain, dès l’aube…”

  1. André Kabré

    dit :

    Un des meilleurs poèmes que je n’oublie jamais depuis mon enfance. Un poème qui lie la beauté de la nature, forêt-montagne-houvers-bruyières-fleurs, à un acte funeste, et fait rêver et oublier la douleur. J’aurais aimer voir une photo du paysage de Harfleur où ‘les voiles au loin descendant’.

  2. julien « cambaie » réunion

    dit :

    Il est magnifique, quelle oeuvre ! À 77 ans je m’en souviens encore. Chaque fois que je le lis, je pleure…

  3. Jwaria

    dit :

    Je n’arrive toujours pas à oublier ce beau poème, ça réveil tant de souvenirs depuis que j’étais toute petite. En 2021 je le partage toujours avec mes proches qui ne le connaissent pas.

  4. Serrano

    dit :

    Bonsoir amis amoureux de poésie. Comme vous tous (excepté certains, de mauvaise foi je pense), me bouleverse chaque fois que je le relis. Il me rappelle que j’ai perdu mon cher époux, mon compagnon de vie, et ce qui me chavire le plus est que, ayant respecté ses dernières volontés, je ne pourrai jamais me recueillir sur sa tombe. Alors, ce poème est ce qu il y a de plus beau dans la préparation au chemin du lendemain ; dans l attente de cette aurore qui le trouvera sur le chemin qui le mène vers sa chère fille. C’est comme un espoir de retrouvailles et une offrande en même temps. On pourrait, dans la peine, aller très loin pour retrouver des êtres chers. On irait jusqu’à s écorcher les genoux car gravir une montagne escarpée ne nous ferait pas peur. On se sent au-delà de la souffrance physique car la peine est immense.

    Il faut de dire que certaines rimes sont fades et faciles. Que les tristes sires s’attaquent à l’étude (sociale ! de surcroît) de tout le texte des Contemplations. C’est triste et poignant. C’est beau. « Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit… ». Ôter son âme à l homme pour la donner à la machine, c’est encore d’actualité. V. Hugo a été témoin des prémices de l’ère industrielle.

    Au plaisir de vous lire là dessus. Patricia. S

  5. geo

    dit :

    Je me souviens avoir appris pas mal de poèmes quand j’étudiais. Étant un admirateur de la nature, de mon côté romantique (pas trop quand même), j’affectionne tous ces beaux poèmes transcrivant la vie des auteurs et en même temps, ils côtoient et s’harmonisent quelquesfois à la vie d’une personne suite à un évènement tragique ou de bonheur.

  6. Chevalier Dominique

    dit :

    Je connais ce poème depuis quelque temps, il m’avait beaucoup touché. Je viens de perdre ma sœur jumelle. Aux funérailles j’ai tenu à lui dédier ce poème qui exprimait tout mon chagrin à ce moment là. Merci à Victor Hugo d’avoir su exprimer tant d’émotion avec de simples mots.

  7. François Marquet

    dit :

    Il y a 60 ans, j’étais en 6ème à St Etienne. J’ai eu le 1er prix de récitation avec ce poème. Je ne l’ai jamais oublié. Bien sûr, avec l’âge, les expériences douloureuses de la vie, ce poème me touche de plus en plus. D’ici quelques jours, seul, à 71 ans, je vais aller sur la tombe de Léopoldine, ressentir les émotions de son père.

  8. Yves LE GALL

    dit :

    Le poème est écrit avec des mots simples, avec des mots justes. Il touche d’autant plus qu’on a une certaine expérience de la vie. Certains peuvent ne pas aimer cette forme de poésie et préférer d’autres musiques, d’autres rythmes. Mais pour exprimer une grande tristesse, je crois qu’il est difficile de faire mieux.

  9. Françoise

    dit :

    J’ai perdu mon fils voilà maintenant 3 ans. Ce magnifique poème me parle tant. Merci monsieur Victor Hugo pour votre magistrale œuvre. Je lis régulièrement ce poème que je connais par cœur et je crois qu’il m’aide dans mon processus de deuil.

  10. Nicole

    dit :

    Et cette blessure de ne pas avoir été là quand ça s’est passé… il a appris la mort de Léopoldine par un article sur le journal 4 jours après son décès. Il rentrait d’un voyage avec sa maitresse Juliette Drouet… on sent d’autant plus sa douleur…

  11. Mathéo

    dit :

    Moi je veux savoir parler et savoir écrire sur se poème.

    PS: très touchée

  12. camille

    dit :

    Bon merci beaucoup, je passe mon bac de Français et c’est vrai que je n’avais pas vu autant de détails par rapport à ce poème. Il me paraissais assez banal avec plus d’analyse, c’est une poème super touchant !

  13. Chepaki

    dit :

    On ne peut que parfaitement le ressentir et le comprendre lorsqu’on a nous-même perdu un proche.

  14. Louko

    dit :

    J’aime ce poème. Victor Hugo est un poète que j’aime.

  15. Je ne peux pas dir mon non

    dit :

    Je suis actuellement en train de l’apprendre au collège et ce texte m’a beaucoup touché. Ca a dû être compliqué de perdre quelqu’un comme ça, surtout que c’est sa fille✨♥️

  16. Doug

    dit :

    Quand je lus ce poème pour la première fois la fin me prit par surprise totale, si triste et pourtant si belle. Je l’ai mémorisé et j’aime le réciter.

  17. Shrekos

    dit :

    Nous aussi jean marie hahahaha

  18. Lahmidi hamid

    dit :

    Je l’ai appris au collège aux années 79 -80, à travers mon prof de français. C’était un poème fort et touchant, j’avais beaucoup petié de l’auteur, je le retient jusqu’au jour.

  19. MR TARIK HAJ NASSAR

    dit :

    J’étais en 3ème. j’avais 14 ans . Un poème magnifique qui ne m’a pas laissé insensible face à la douleur d’un père qui a perdu sa fille dans des circonstances tragiques. J’ai pleuré ce jour-là. En pleine classe. Devant le regard attendri de Mme. Lewitus, ainsi que celui de certains de mes camarades pendant que d’autres rigolaient bêtement.

  20. Jherson PAUL

    dit :

    Un très beau poème romantique. Merci Victor Hugo

  21. Vive Hervé

    dit :

    Moi je dis bravo à Hervé. Je crois que t’es le seul ici à donner ton avis. Et les autres ce n’est pas la peine de l’insulter parce qu’il aime pas Victor Hugo. Ce n’est pas parce que vous, vous avez un poster de lui dans votre chambre qu’il est obligé de l’aimer (j’ai même l’impression que vous faites parti d’une secte, mais bon).

  22. Oumar N’Tji Doumbia

    dit :

    Je suis professeur au lycée. Voici un très beau poème que j’ai étudié et aimé quand j’étais à l’école et aujourd’hui je continue à l’enseigner aussi. Victor était un grand.

  23. PAPRIKA

    dit :

    Paprika à Hervé du 25.04.2021

    Je vs renvoie à l analyse de Abdel-Laoui Chadli du 11.11.2020. Tout y est dit et vs êtes la prem pers qui se permette de critiquer un poème du Grand V. Hugo ! Quelle outrecuidance, pardon ! (mais vous avez peut-être plaisir à vous « distinguer » ainsi… car à l écriture, il faut de la nuance, de la subtilité et vous semblez manquer cruellement des deux. C’est au sein même de votre commentaire… ce pourquoi je ne vous donnerai, pas même, un blanc seing). Lui, était d’une modestie innée, qui ne perdit pas son temps en vaines réflexions mais qui observait la société et ses contemporains tel l’humaniste qu’il était.

    Il faut se pénetrer de ces strophes en silence une 1ère fois pour découvrir en le lisant à haute voix, que l’on fait les liaisons naturellement tant ces alexandrins sont scandés dans un rythme aux tonalités graves qui créent la chûte. Ce sont aussi les sons qui apportent un ressenti dramatique : le sien et le nôtre.

    Victor Hugo, un des auteurs français les + prolixesprolixes ! Et des plus merveilleux !

    A-L Chadli admire V. Hugo. Allez chercher MELANCHOLIA et vous verrez la réalité d’une société de misère où les tout petits travaillent de l’aube au crépuscule en mangeant si peu qu’ils sont atteints de rachitisme. Pour sûr, ce n’est pas plat. Non plus.

    A-L Chadli s’est penché avec attention sur les écrits de V. Hugo, c’est évident ! Mais vous, connaissez-vous Haffiz ?! Lisez Hugo. Vous y apprendrez le reflet de cette société du début de lère industrielle où l’on devait (promesses) tous trouver de l’aisance mais où l’on volait déjà son âme à l’homme pour en faire un outil de travail. En espérant que ça vous parle… Je salue confraternellement tous les amoureux du grand homme qu il fût.

  24. Dudon Anne Marie

    dit :

    Je l’ai appris en CM2 aussi, aujourd’hui encore j’ai du plaisir à le lire. Très beau poème (j’ai 76 ans), je ne l’ai pas oublié.

  25. JACOTTE

    dit :

    Je réponds à HERVE (message du 25 avril). Je pense qu’il n’a pas perdu un enfant car ce poème reflète la peine d’un père. La jalousie peut-être de ne pas s’appeler Victor Hugo! Alors pourquoi critiquer, il suffit d’en faire autant!

  26. Herve

    dit :

    Je trouve sincèrement ce poème plat, fade, à la limite du lieu commun. Et que dire de la facilité concernant les rimes, montagne et campagne, tombe avec tombe, et Harfleur avec En fleurs.

  27. Bellatrix

    dit :

    Le poème de Victor est pour moi le plus beau !

  28. Chkikar Mohammed

    dit :

    J’adore ce poème, c’est vraiment mon préféré, et surtout la première strophe, elle est puissante.

  29. L’Hermitte Michel

    dit :

    Léopoldine ! C’est le prénom d’une femme, rien n’existe sur terre de meilleur, tout est dit.

  30. Mael

    dit :

    C’est vraiment un superbe poème que je connais depuis mes 8 ans et que j’adore.

  31. René Calatrava.

    dit :

    Ce texte ciselé au scalpel chirurgical par un papa inconsolable, tronqué de sa fille disparue accidentellement dans les eaux de la Seine (Villequier), traduit, stricto sensu, la douleur inextinguible d’un père anéanti par la perte de son enfant.

  32. Rania

    dit :

    C’est un très bon poème

  33. Ricou

    dit :

    J’adore Victor Hugo, sa puissance d’écriture et son génie. Ce poème est intemporel et parle à tout le monde. La douleur de la perte d’un être cher nous touche tous. Voir partir son enfant engendre une douleur incommensurable et Monsieur Hugo nous la décrit avec une telle force. Respect à ce grand homme.

  34. NouvellePoète

    dit :

    Ce poème est magnifique surtout le dernier couplet. Un hommage inoubliable.

  35. Riviere

    dit :

    C’est tout un paysage à travers ce chemin solitaire vers l’aimée si jeune disparue et tout au bout de ce chemin cette toute petite tombe dans la brume du soir, si seule, si triste, si silencieuse et la vie au loin qui s’éteint dans la nuit.

  36. gilbert le goff

    dit :

    J’ai étudié ce poème à l’école à Rennes en 1962 et je m’en rappelle encore. Je vis depuis 50 ans à Mexico.

  37. perla

    dit :

    C’est extraordinaire

  38. kylie_77

    dit :

    J’aime bien, simple, cool. Très touchant, vraiment. J’ai moi meme perdue un proche il y a pas si longtemps que ça…

  39. youyou

    dit :

    Incroyable

  40. LyIron034

    dit :

    Poème si triste…

  41. Elsa

    dit :

    Je la lis et la relis avec toujours les larmes aux yeux.

  42. barchiche

    dit :

    A travers ce poeme Victor Hugo déchire les coeurs…

  43. Yosef

    dit :

    J’aime le poème, plein d’émotions magnifiques. C’est ça qui rend un écrivain très grand. C’est le pouvoir de décrire et exprimer toutes ces émotions d’une manière détaillée. Pendant quelques secondes, nous devenons Victor Hugo à ces moments-là et expérimentons ce qu’il ressentait.

  44. moi

    dit :

    J’en pleure

  45. Anandan Nadarasa

    dit :

    Beau poème

  46. Khenfech ridha

    dit :

    Le plus beau poème de la littérature française signé par un monstre de la mort et de l’amour. La prière inévitable avant de de s’endormir.

  47. NERAMBOURG Henri

    dit :

    « Demain, dés l’aube à l’heure où blanchit la campagne… »

    Plus qu’un texte ces mots forment un paysage
    Dont sous un lisse aspect, on devine l’orage
    A partir de ce vers que tu as su écrire
    Ai-je conçu les miens que tu ne pourras lire
    Puisse que tu m’entendes, du fond de ton tombeau
    Ce que tu voulus laid … Moi, je le trouve beau !
    Merci infiniment

  48. cyrille

    dit :

    Ces quelques vers, à chaque fois que je les lis, me brisent.

  49. Simonutti Denise

    dit :

    C’est la phrase « je sais que tu m’attends «  qui me poignarde au cœur !!!

  50. Anonyme

    dit :

    Très beau poème surtout que moi j’ai une évaluation dessus demain. Mais vraiment ce poème est touchant. Pour ce qui ne l’on pas lu, lisez-le

  51. caniche

    dit :

    Très joli poème avec beaucoup d’émotions. J’adore ce poème.

  52. Iksi Assou

    dit :

    C’est un poème qui inspire un grand chagrin à la suite de la perte d’un proche qui n’est autre qu’une partie de sa propre chair.

  53. F58

    dit :

    Anne Sila le chante et le sublime.

  54. axel

    dit :

    Tres beau poeme

  55. Shahbazyan

    dit :

    Ce poème est tellement touchant que même ma fille le lit tout les jours avent de dormir. Je suis tellement heureux pour elle.

  56. jm lobet

    dit :

    Je le lis et le relis, c’est si émotionnant.

  57. Serge Emerson

    dit :

    Le poème tant aimé à l’époque. Au cours primaire en 2002 on récitait chaque vers au plus profonds de nos coeurs… le parcours de ce poème de Victor Hugo a laissé abord, insidieusement dans notre coeur, un sentiment mélancolie fugitive alternant avec le souvenir de nos proches partis trop tôt.

  58. DOUDOU

    dit :

    Je n’ai jamais dans ma vie autant lu un poème… je le lis presque tous les mois… je ne peux pas m’en passer de lire tellement ça me procure un bien fou… démesuré… Ce que j’aime le plus dans ce poème c’est la capacité du poète à évoquer des sujets sans pour autant les nommer avec l’utilisation de figures de styles. Par exemple lorsqu’il dit : « je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit. » C’est vraiment magique… Les Comptemplations constitue un chef d’œuvre dans la poésie française du 19e siècle… Merci Victor Hugo

  59. Gindt

    dit :

    Ce magnifique texte est juste précédé du poème « à Villequier » dans lequel on lit les lignes ci-dessous. La foi de Hugo éclate ici à chaque ligne. Il est impressionnant de voir comme le décès d’un enfant n’a pas déclenché une rage contre la divinité, mais au contraire une compréhension, au plus profond du cœur, de la soumission face à Dieu ! C’est de là que peut venir l’apaisement.

    « Je dis que le tombeau qui sur les morts se ferme
    Ouvre le firmament ;
    Et que ce qu’ici-bas nous prenons pour le terme
    Est le commencement ;

    Je conviens à genoux que vous seul, père auguste,
    Possédez l’infini, le réel, l’absolu ;
    Je conviens qu’il est bon, je conviens qu’il est juste
    Que mon cœur ait saigné, puisque Dieu l’a voulu ! »

  60. ?????

    dit :

    J’aime pas

  61. AZIZ BENMESBAH

    dit :

    Un poème appris par cœur et fredonné moult fois à l’école primaire dans les années 1960. J’ai eu l’occasion de relire la manuscrit original écrit de la main de Victor au musée qui porte son nom sise à la place des Vosges. Une émotion forte et un chagrin incommensurable étreint la gorge après sa lecture. Un moment inoubliable.

  62. GIRARDIN

    dit :

    Léopoldine Hugo est morte noyée avec son mari. Leur embarcation a chaviré vers Harfleur (proche du Havre) en raison du mascaret de la Seine qui est très fort. Il existe un musée Hugo à Villequier.

  63. Xavier Porée

    dit :

    Ce poème est magnifique, c’est le plus beau que j’aie jamais entendue. J’ai fait le poème en chanson et ça le rend magique.

  64. Amaïa

    dit :

    J’adore ce poème, je l’ai réécrit pour l’enterrement de mon arrière grand mère, à chaque fois que je le relis, j’ai les larmes aux yeux ❤️

  65. Abou Bakr EL KAAOUI

    dit :

    Ce poème est un hymne à la vie à travers un deuil,… à méditer.

  66. Victor louikens

    dit :

    Je pleure à chaque fois que je lis ce poème et je ressens de la joie en essayant de comprendre le poème…

  67. rajana

    dit :

    C’est k aujourd’hui k je découvre l’existence de cette magnifique, beau et triste poème, mais je le kiffe vraiment car en le lisant je suis retombée encore plus amoureuse de la poésie, car là dedans on ressent la tristesse, la douleur qu’il a reçu en l’écrivant et ces mots ça touche vraiment droit au coeur.

  68. Abdel-laoui Chadli

    dit :

    Un poème d’une richesse et d’une subtilité dépareillées. Rien qu’avec le premier vers, on peut être frappé par le grand art du grand Victor Hugo. En effet, avec les trois indicateurs de temps:

    – demain
    – dès l’Aube
    – à l’heure où blanchit la campagne

    Contenant entre autres les deux figures de style de gradation et de dégradation. La première avec le nombre de sons allant croissant au niveau des trois indicateurs temporels, et pour la seconde, la période de temps allant décroissant. Et ces indicateurs de temps répétés à trois reprises expriment à la fois l’attente du poète de la dissipation du noir mais aussi le fait qu’il reste éveillé toute la nuit, attendant que poigne le jour.

    Tout cela exprime l’importance de ce qu’il projette de faire. Et ce projet est annoncé non comme il est vraiment, à savoir la visite de la tombe, mais sous forme d’un rendez-vous.

    C’est ainsi que commence la densité du sens de ce poème intarissable et dont la lecture et l’analyse procure un grand bonheur. Le même, sans doute que celui, que, paradoxalement éprouvait Victor Hugo, en créant une si sublime pièce, tout en souffrant de la disparition tragique de sa fille aimée Léopoldine.

  69. Marie-josé

    dit :

    J’ai appris ce poème en classe de CM2, en 1974, quelques semaines après le décès de ma petite sœur, que le cancer venait d’emporter à l’âge de 6 ans. J’avais tout juste 10 ans…

  70. dalila B

    dit :

    Aujourd’hui, j’ai 40 ans et je me souviens de ce poème comme si c’était hier. Je l’ai appris à mes enfants. Victor Hugo est un grand poète, il a su mettre en avant l’émotion dû à sa fille. A chaque fois que je le récite mon coeur s’emballe de joie, de tristesse et d’amour. Pour moi il restera un grand Homme plein de sagesse et de générosité.

  71. Michel Manzullino

    dit :

    Très beau poème de Victor Hugo. Bien que assez court, il exprime parfaitement les sentiments de détresse et désespoir d’une personne qui vient de perdre un être cher, et qui continue à entretenir une relation, monologue, en pensant qu’elle est présente à ses côtés, et l’écoute là où qu’elle se trouve dans l’au-delà. Strophes qui prennent un sens pathétique lorsqu’on vit une situation similaire.

  72. Anne Marie Cordier

    dit :

    Demain dès l’aube… J’ai 75 ans, le seule poème, appris dans ma jeunesse, qui reste gravé dans mon coeur, et que je n’ai jamais oublié. Preuve que Victor Hugo était exceptionnel.

  73. Jean- Noël

    dit :

    C’était la récitation qu’avait choisi le jury pour mon certificat d’études en 1958. Je ne l’ai jamais oublié.

  74. la_li

    dit :

    Ce poème est très beau

  75. carole Patry

    dit :

    Je l’ai lu sur la tombe de mon frère et celle de ma belle mère et à chaque fois je suis bouleversée !!!

  76. michel roblin

    dit :

    Je n’étais pas un très bon élève, car pas de parents, élevé par ma petite Grand-Mère. J’avais 12 ans, mon prof m’a demandé de réciter cette magnifique poésie et je l’ai fait avec tant de ferveur, que mes camarades de classe m’ont applaudis. J’ai eu une superbe note, et vous voyez, je m’en rappelle encore.

  77. Pleureuse

    dit :

    Je pleure à chaque fois, je dois être maso pour le lire aussi souvent. C’est de l’art psychologique, je n’ai jamais rien lu de plus beau.

  78. Munoz

    dit :

    Demain des l’aube je l’ai appris a Nantes Loire atlantique. Je n’étais qu’une enfant et j’ai maintient 64 ans et je récite à mes petits enfants cet inoubliable poème plein de tristesse et d’amour pour son enfant. En le récitant des larmes viennent car moi aussi à Nantes j’ai perdu mon papa. Un grand bravo à Victor Hugo. Ce poème reste dans mon cœur.

  79. Ndir

    dit :

    Tout le monde meurt, sauf les belles choses. Mon grand père me disait souvent tout ce qui sort du coeur va droit au coeur, en lisant vos commentaires je me suis rendu compte que seule les belles choses reste éternel. Merci Hugo pour cette joie que vous nous avez remplie dans le cœur. Vous êtes physiquement parti mais toujours présent.

  80. youssef

    dit :

    Cette poésie est très magnifique.

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