Les merveilleux nuages

Villebramar

ouvrant la porte,
mon frère
t’a trouvé, étendu, les bras en croix
à dire vrai, je ne sais plus
si mon frère m’a dit
ou si tu étais couché
sur le côté, attendant
qu’on vienne te chercher,

Papa

ça n’a pas d’importance. Mais c’était toi.
Le même. Plus tout à fait, pourtant,

Papa

Après, je suis allé te voir deux ou trois jours,
je ne sais plus,
si c’était deux, si c’était trois

Papa

la suite, je ne m’en souviens pas très bien
ça n’a pas d’importance
c’était toi.
Plus tout à fait le même.
Mais toi.
(Je me souviens de flammes.)

M’en revenant, je me suis arrêté
sur les bords de l’étang de Thau
l’eau était calme et lisse
s’y reflétaient
de merveilleux nuages
étendus comme toi, bras en croix
comme dans le poème

les nuages,
les merveilleux nuages,

Papa

Villebramar, 2020

Imprimer ce poème

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *