Parfum

Villebramar
Amedeo Modigliani, La Femme de chambre, 1916
Amedeo Modigliani, La Femme de chambre, 1916


Je regarde des photos de celles que j’ai aimées.
Vous ne les trouverez dans aucun album, je les vois, pourtant, dans la forêt sombre de ma mémoire.

Comme elles se ressemblent !
Visage ovale, très fin, regard très doux, sont-elles une ?
Est-elle plusieurs ?

Je regarde les photos de celles qui m’ont aimé.
Un jour ou mille nuits ; une vie, ma vie avant, ma vie après, avant qui ? après qui ?
Toutes semblables, et toutes différentes, une et plusieurs, pour une vie.

Je recherche dans mes cahiers des notes sur celles que j’ai aimées, qui m’ont aimé.
Pas forcément les mêmes ; pays à multiples provinces ; plaine et coteaux, brouillards et grands soleils. Une ou plusieurs ?

Je retrouve dans mes valises des lettres manuscrites qui disent des bonheurs simples.
Des malheurs simples.

Visage ovale, regard très doux ; comme un parfum qui dure.

Villebramar, 2019

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Un commentaire sur “Parfum”

  1. yohan

    dit :

    Un bijou

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