Bien loin d’ici

Charles Baudelaire

C’est ici la case sacrée
Où cette fille très parée,
Tranquille et toujours préparée,

D’une main éventant ses seins,
Et son coude dans les coussins,
Ecoute pleurer les bassins ;

C’est la chambre de Dorothée.
– La brise et l’eau chantent au loin
Leur chanson de sanglots heurtée
Pour bercer cette enfant gâtée.

Du haut en bas, avec grand soin,
Sa peau délicate est frottée
D’huile odorante et de benjoin.
– Des fleurs se pâment dans un coin.

Charles Baudelaire, Les fleurs du mal

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9 commentaires sur “Bien loin d’ici”

  1. Viricel

    dit :

    On peut penser qu’il decrit une femme dans un premier temps, mais il parle surtout du sonnet lui-même, qu’on peut d’ailleurs lire dans les deux sens. Le titre renvoie au dernier vers, et le premier vers « la case sacrée » est la chute d’un sonnet normal.

  2. Carbozo

    dit :

    Je n’ai pas très bien compris. Pouvez-vous m’expliquer le poeme s’il vous plait ?

  3. Evan katakala

    dit :

    Ah! Comme il savait bien décrire la femme !

  4. zoé

    dit :

    C’est un poème lyrique ou pas ?

  5. pauline

    dit :

    Manon : il s’agit d’un sonnet inversé

  6. belhabib

    dit :

    c’est mon poete fetiche
    les fleurs du mal sont mon livre de chevet.

  7. Wundele

    dit :

    Voyage au coeur d’une femme sublime

  8. Manon

    dit :

    C’est un sonnet ou pas ???

  9. mamadou

    dit :

    C’est trop bien !

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