9 décembre

Villebramar

Comment te deviner, toi qui t’échappes sans le dire
bien au delà du ciel
bien au delà des océans, tranquilles de te voir pleurer.

J’écris pour toi, et pour toi chante
des poèmes que nul ne comprend, et ils disent :
c’est beau

Comment t’aimer, mezza voce,
je vois le soleil dans la nuit, les yeux fermés,
et tes yeux gris ouverts sur la beauté du monde
et sa misère ; t’aimer, et je suis libre,
merveilleusement libre ; prends-moi dans tes bras
et jouons !

T’aimer.

Seul Dieu le sait, et nous,
ainsi lui devenant semblables.
Le soleil joue avec la nuit.

Nous deux.
Elle avec lui, lui avec elle,
et ce poème, que j’écris
pour toi

tes yeux gris,
ouverts sur la beauté du monde,
et sa misère

villebramar, 2018

Imprimer ce poème

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *