Dernier vers pour la route

Michelle Grenier

À Boris Vian

Je voudrais pas partir avant
Avant d’avoir goûté le pétillant de la pluie
Écrit des graffitis à l’encre de mes nuits.
Je voudrais pas passer
Avant d’avoir tangué sur des rafiots d’écume
Avant d’avoir mouillé à l’ancre de ton corps
Danser mille et une nuits comme si c’était un jour.

Je voudrais pas mourir sans savoir si
Si le bourdon jubile au cœur des pistils
Si les écureuils chahutent dans les pins parasols
Si Baudelaire miaule
À la nuit brune sur les toits de Paris
Et si et si et si….
Si la fleur gazouille et si l’oiseau fleurit.

Elle viendra, avec son œil borgne
Dont la nuit s’épouvante quand
Quand mon cœur ne battra que d’une aile
J’accueillerai son long baiser glacé
Comme un cri sur mes lèvres.
Je voudrais pas crever bouffée
Par des vers mal rimés
Ni avant d’avoir trinqué un dernier vers,
Un dernier verre pour la route.

Michelle Grenier

Imprimer ce poème

Un commentaire sur “Dernier vers pour la route”

  1. BAITXA

    dit :

    Vers de mirliton. Avant de rimer, et surtout quand on veut plaire, il vaudrait mieux apprendre l’essentiel de ce qui fait un poème qui doit être de surcroît écrit en bon français. Il aurait été bon de savoir ce qu’aurait pu en penser Monsieur Boris VIAN. Rarement même un torchon aussi médiocre.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *