A un passant

Paul Verlaine

Mon cher enfant que j’ai vu dans ma vie errante,
Mon cher enfant, que, mon Dieu, tu me recueillis,
Moi-même pauvre ainsi que toi, purs comme lys,
Mon cher enfant que j’ai vu dans ma vie errante !

Et beau comme notre âme pure et transparente,
Mon cher enfant, grande vertu de moi, la rente,
De mon effort de charité, nous, fleurs de lys !
On te dit mort… Mort ou vivant, sois ma mémoire !

Et qu’on ne hurle donc plus que c’est de la gloire
Que je m’occupe, fou qu’il fallut et qu’il faut…
Petit ! mort ou vivant, qui fis vibrer mes fibres,

Quoi qu’en aient dit et dit tels imbéciles noirs
Compagnon qui ressuscitas les saints espoirs,
Va donc, vivant ou mort, dans les espaces libres !

Paul Verlaine

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12 commentaires sur “A un passant”

  1. Lamblin

    dit :

    J’ai choisi ce poème pour mon évaluation (je dois réciter un poème et j’ai une note sur 10 ). Je l’ai choisi car il parle de liberté!

  2. jean marie

    dit :

    je crois qu’il a été écrit en 1918

  3. Zarah94

    dit :

    J’aime bien ce poème ! Il est juste parfait pour mon travail de français !

  4. Hairati

    dit :

    J’aime beaucoup…

  5. jaimelapoesie

    dit :

    Très beau poème !

  6. LOPEZ GALEY

    dit :

    J’adore Verlaine et je pense aussi que ce poème magnifique est destiné à Arthur Rimbaud.

  7. Bidart Elhuyar

    dit :

    Très bien, je le conseille à mes petits élèves que j’aime tant

  8. lini

    dit :

    Très beau poème, bravo à Paul Eluard !!!

  9. lina

    dit :

    très beau poème

  10. Duums

    dit :

    Quel est la date d’écriture de ce poème svp ?

  11. PAlefou

    dit :

    Quelle est la date de publication de ce poème ? S’il vous plaît …

  12. Mathilde

    dit :

    Je pense que Verlaine parle ici de Rimbaud, avec qui il entretient une relation pendant deux ans

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