Errance

Laetitia Sioen

J’erre, noctambule,
Mon chemin est sinueux.

J’avance sans guide, les yeux fermés
Dans un pays des merveilles qui n’existe pas.

Echappatoire d’une vie en sommeil pour un rêve,
Loin des fous, loin des lois,
Loin des ignorants de l’utopie
D’un monde déchu.

L’absence de raison contre la violence crue
J’avance cœur et âme.

Mes tripes jaillissent de mon corps
D’une liberté enjouée.

Ma silhouette vertigineuse s’élève hors du temps
Dans une dimension inaccessible.

L’ivresse se livre comme un livre ouvert
Sur un monde loin de certitude.

Laetitia Sioen, 2016

Imprimer ce poème

2 commentaires sur “Errance”

  1. Fukabo Kilyhu

    dit :

    Je pense presque pareil

  2. Henri-Etoile

    dit :

    Pourquoi vivre en sommeil… La Réalité est ivresses, vertiges…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *