Adieu à la poésie

Louise Ackermann

Mes pleurs sont à moi, nul au monde
Ne les a comptés ni reçus,
Pas un oeil étranger qui sonde
Les désespoirs que j’ai conçus

L’être qui souffre est un mystère
Parmi ses frères ici-bas ;
Il faut qu’il aille solitaire
S’asseoir aux portes du trépas.

J’irai seule et brisant ma lyre,
Souffrant mes maux sans les chanter ;
Car je sentirais à les dire
Plus de douleur qu’à les porter

Paris, 1835

Louise Ackermann,  Premières poésies (1871)

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26 commentaires sur “Adieu à la poésie”

  1. Qwam

    dit :

    Personnellement je vois dans ce poème une certaine ironie et contradiction ; appelée poète et pourtant incapable de transmettre avec les mots, la place de l’autre est aussi importante que celle du poète.. . Je pense que ce poème parle du fait que parfois, les mots ne suffisent juste pas. Personne ne se comprend, on s’accepte juste.

  2. j’aime les noobs

    dit :

    J’adore ce poème joyeux et heureux

  3. Setsuna

    dit :

    D’où vient la tristesse des poètes ? Peu de gens le savent… La seule chose qu’on sache, c’est qu’ils écrivent souvent pour s’envoler, dans un espace de calme, de création incertain.

  4. Annick Tirache

    dit :

    A l’instar de cette poésie magnifique, j’aime le commentaire d’Ann qui dit mieux que je ne saurais le faire tout le bien que je pense.

  5. blabla guy

    dit :

    blablabla… que des mots ennuyant…

  6. LE ROUX

    dit :

    Ce poème soigne les maux de l’âme et invite à en lire d’autres pour continuer d’avancer, il est très réaliste. Le titre me semble empreint d’ironie.

  7. ann

    dit :

    Les grandes douleurs sont muettes mais la poésie exprime ce qui ne peut se dire avec pudeur et révèle plus que l’auteur lui même n’aurait voulu dévoilé. Le poète m’émerveille par son accès à l’invisible et son immersion d’un au-delà du soi.

  8. héloise

    dit :

    Moi aussi, j’ai beaucoup aimé. J’aimerais simplement savoir si ce poème entre dans la catégorie lyrique? Au passage, merci aux créateurs de ce site sans lequel je ne pourrais pas faire mon anthologie.

  9. Makhlouf

    dit :

    poème très réaliste, très touchant !

  10. corinne

    dit :

    Tres beau, tellement triste, tellement vrai. C’est inutile d’en parler à quelqu un, on passe pour quelqu’un qui pleure sur soi.

  11. oncle Bob

    dit :

    En effet, dire ses maux ne soulage en rien.

  12. nobias

    dit :

    Evocation de la souffrance indicible et dissensuel.

  13. Iznard

    dit :

    très joli poème.

  14. diassana

    dit :

    je kiff grave. Très touchant

  15. Petit_nuage

    dit :

    Très joli poème, très touchant…il traduit parfaitement la peine et la solitude endurées

  16. Pascale

    dit :

    Très beau et réaliste, magnifique.

  17. zaira looney

    dit :

    il y’a que soi meme pour comprendre l’angoisse que notre inconscient nous inflige

  18. duval

    dit :

    C’est bien là la contradiction du poète, qui est si puissant à choisir les mots, et si impuissant à parler de lui

  19. lise_au_coeur_brisé

    dit :

    Perdre son temps pour une personne qui ne le perdra surement jamais pour toi et une preuve que tu as un coeur très ouvert et qui s’ouvre pour des personnes que ne le mérite pas…

  20. Claris

    dit :

    Sûr que nul n’est mieux placé que soi-même pour apprécier ses propres souffrances à leur juste mesure. Chacun est un mystère pour les autres,ce qu’ elle avait bien compris l’artiste.

  21. FALOURD Michel.

    dit :

    Emouvante sobriétée.

  22. kahina

    dit :

    Il faut le vivre pour le comprendre

  23. Juliette

    dit :

    C’est tellement Beau…

  24. Alexia

    dit :

    Il me fait vibrer 😀

  25. selena

    dit :

    c’est trop beau c’est magnifique

  26. nathalie muys

    dit :

    M A G N I F I Q U E

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