Ne fermez pas vos portes

Walt Whitman

Ne fermez pas vos portes, orgueilleuses bibliothèques,
Car ce qui manquait sur vos rayons bien remplis, mais dont on
a bien besoin, Je l’apporte,
Au sortir de la guerre, j’ai fait un livre
Les mots de mon livre, rien; son âme, tout;
Un livre isolé, sans attache, avec les autres, point senti avec l’entendement.
Mais à chaque page, vous allez tressaillir de choses qu’on n’a pas dites.

Walt Whitman, Feuilles d’herbes (Traduction de Jules Laforgue)

Imprimer ce poème

3 commentaires sur “Ne fermez pas vos portes”

  1. el mazouni

    dit :

    Magnifique ! Le Constantin Cavafy américain

  2. Lily-Lou

    dit :

    Je tressaille déjà de bonheur et d’admiration à toutes les choses qu’il a dites !
    Magnifique Withman, exceptionnel.

  3. Anélias.B

    dit :

    Walt Whitman, un géant !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *