Quand comprendras-tu?
tu n’es pas ce que tu crains
et les peurs ne revêtent
que les âmes muettes
les peines que tu repeins
d’une angoisse ingénue
ne valent pas le dessein
promis par ta vertu
Les fleurs ont soudain
le parfum de ta peur
et quand tu te souviens
s’agite le chagrin
tu en fais ta demeure
des remparts de riens
Quand comprendras-tu?
tu es bien ce qui te plaît
Nadia Ben Slima, 2016
Les peines sont comme des tremplins de voyages et
d’espaces incertains.
Elle font peur comme devoir traverser des ponts d’aiguilles,
comptant les blancs entres les battements, dans le souffle des vents.
De l’autre coté, l’air est plus doux comme l’eau d’un bain de lait saupoudrer de miel d’aigre-doux…
J’aime cette grâce poétique.
Quand ? Comprendras-tu ? Tel es l’interrogation du poème…
« les peines que tu repeins
d’une angoisse ingénue
ne valent pas le dessein
promis par ta vertu. »
Magnifique, mystifiant, félicitations Nadia !
Je suis transpercé
Magnifique poème on ne peut plus actuel, sur la réalité de l’être qui passe par une lumineuse conscience et connaissance de soi…
J’aime beaucoup. Très doux 🙂
C’est un poème merveilleux
On dirait un poème de 14/18 anti daté.