Automne

Ondine Valmore

Vois ce fruit, chaque jour plus tiède et plus vermeil,
Se gonfler doucement aux regards du soleil !
Sa sève, à chaque instant plus riche et plus féconde,
L’emplit, on le dirait, de volupté profonde.

Sous les feux d’un soleil invisible et puissant,
Notre coeur est semblable à ce fruit mûrissant.
De sucs plus abondants chaque jour il enivre,
Et, maintenant mûri, il est heureux de vivre.

L’automne vient : le fruit se vide et va tomber,
Mais sa gaine est vivante et demande à germer.
L’âge arrive, le coeur se referme en silence,
Mais, pour l’été promis, il garde sa semence.

Ondine Valmore

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Un commentaire sur “Automne”

  1. Godey

    dit :

    L’auteur, on le devine, associe le fruit à la vie. La semence à l’esprit. L’automne a l âge mûr de de la vie. Que de bonheur nous transmettent ces poètes à travers les âges. Que de leur semences murissent d’aussi prodigieux talents que le leur…

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