Toit

Tristan Corbière

Tiens non ! J’attendrai tranquille,
Planté sous le toit,
Qu’il me tombe quelque tuile,
Souvenir de Toi !

J’ai tondu l’herbe, je lèche
La pierre, — altéré
Comme la Colique-sèche
De Miserere !

Je crèverai — Dieu me damne ! —
Ton tympan ou la peau d’âne
De mon bon tambour !

Dans ton boîtier, ô Fenêtre !
Calme et pure, gît peut-être…
. . . . . . . . . . . . . . . .
Un vieux monsieur sourd !

Tristan Corbière, Les Amours jaunes, 1873

Imprimer ce poème

Un commentaire sur “Toit”

  1. emma

    dit :

    C’est bizarre, les petits points je trouve même si je ne suis pas un spécialiste.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *