A l’hirondelle

André Chénier

Fille de Pandion, ô jeune Athénienne,
La cigale est ta proie, hirondelle inhumaine,
Et nourrit tes petits qui, débiles encor,
Nus, tremblants, dans les airs n’osent prendre l’essor.
Tu voles ; comme toi la cigale a des ailes.
Tu chantes ; elle chante. A vos chansons fidèles
Le moissonneur s’égaye, et l’automne orageux
En des climats lointains vous chasse toutes deux.
Oses-tu donc porter, dans ta cruelle joie,
A ton nid sans pitié cette innocente proie ?
Et faut-il voir périr un chanteur sans appui
Sous la morsure, hélas ! d’un chanteur comme lui !

André Chénier, Poésies Antiques

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14 commentaires sur “A l’hirondelle”

  1. kapta

    dit :

    Très joli poème

  2. suitrazfe

    dit :

    Jolie

  3. mohamed

    dit :

    J’ai bcp aimé ce poème

  4. clairdelune62

    dit :

    Bonjour, j’apprécie beaucoup ce poème, son caractère «antique», sa subtilité. Je compte peut-être en faire une mélodie pour piano et voix vu que je suis compositeur et pianiste (musique classique). Encore bravo à l’auteur.

  5. Jean claude gagnon

    dit :

    Magnifique… mille mercis…

  6. Noémie

    dit :

    (1762-1794) C’est ça date

  7. S.D.O

    dit :

    Ce poème, c’est un chant ou une recitation?

  8. gilbert

    dit :

    …..tellement d’actualité

  9. SAVIN LOUIS

    dit :

    Je recherche la date du poème…

  10. Leprou

    dit :

    La date du poème?

  11. Romane

    dit :

    Très beau poème mai je cherche la date. Quelqu’un l’aurait s’il vous plait ?

  12. DENAGTERGAEL NADINE

    dit :

    C’est beau, j’aime…

  13. Michel

    dit :

    J’aime beaucoup ce poème.

  14. weiss

    dit :

    magnifique

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