Les chats

Charles Baudelaire

Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

Amis de la science et de la volupté,
Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres ;
L’Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin ;

Leurs reins féconds sont pleins d’étincelles magiques,
Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin,
Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

Charles Baudelaire, Les fleurs du mal

Imprimer ce poème

7 commentaires sur “Les chats”

  1. ZoulPik

    dit :

    Cette poésie est trop belle !!! Elle mérite qu’on l’apprenne dans le monde entier.

  2. Alex

    dit :

    Vous voyez que les 2 dernieres strophes ont le mot « fin » alterné? C’est une sonnette qui est difficile à lire. Il est tres beau.

  3. Thekas Raphael

    dit :

    J’aime les chats et ce poème de Charle Baudelaire

  4. la@satanique.com

    dit :

    De toute facon baudelaire c’est encore un illuminati. On parle que de lui à Germien! Avec Lola Bell et Zazh on sait bien que c’est un complot tous ces pantagrammes

  5. sele

    dit :

    trop cool j’adore je n’ai pas de chat mais j’aime se poème sa exprime tout se que je ressent au fond de moi et j’adore les chats quand je serais morte je voudrais me réincarner en chat et pour toi Karen c’est pas trop dur de s’occuper de tout tes chats lol 🙂

  6. lolo

    dit :

    eh ba vous en avez des chats et c’est vrai que ce poème n’est pas mal

  7. karen

    dit :

    c’est trés beau moi qui a 13 chats je suis vraiment très surpris
    par ce poème si lache et merveilleux pour ces petit conpagnons

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *