A Clymène

Paul Verlaine

Mystiques barcarolles,
Romances sans paroles,
Chère, puisque tes yeux,
Couleur des cieux,
Puisque ta voix, étrange
Vision qui dérange
Et trouble l’horizon
De ma raison,
Puisque l’arôme insigne
De la pâleur de cygne,
Et puisque la candeur
De ton odeur,
Ah ! puisque tout ton être,
Musique qui pénètre,
Nimbes d’anges défunts,
Tons et parfums,
A, sur d’almes cadences,
En ces correspondances
Induit mon cœur subtil,
Ainsi soit-il !

Paul Verlaine, Fêtes galantes, 1869

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8 commentaires sur “A Clymène”

  1. cécile Pascal

    dit :

    J’adore ce poème ! Il est magnifique ! J’adhère trop !!

  2. fouaad sami

    dit :

    C’est fantastique ! J´ai beaucoup apprecié ce poème qui nous en mène dans un monde magique d’amour et d’affection.

  3. Xyz

    dit :

    C beau

  4. Vincent

    dit :

    C’est compliqué à comprendre je trouve

  5. Kandé Julien KANSOU.

    dit :

    Il est un amoureux. D’ailleurs quand il compare les yeux de sa bien-aimée aux cieux, il faut faire une pose pour dire que l’azur des cieux est charmant, ce qui laisse voir une Fée envoutante. Sa prière ainsi soit-il montre combien de fois il désire que ses voeux d’emprisonner la sirène le tient à coeur. J’ose croire que la démarche de la fleur lui fredonne une musique cathartique qui pénètre son âme.

  6. Irina

    dit :

    Les deux mondes, l’au – delà et l’en – deça sont étroitement liés. Verlain ne peut pas toucher l’amour sublime sans être déjà hanté par sa fin

  7. dominique

    dit :

    Si c’est clair. Il est sous le charme… qu’il s’explique grâce à ses yeux, à sa voix… et aussi par quelque chose de plus mystique qu’il ne peut expliquer. Ainsi soit-il !

  8. Will

    dit :

    Ce poème n’a pas de sens !

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