Le long du quai

René-François Sully Prudhomme

Le long des quais les grands vaisseaux,
Que la houle incline en silence,
Ne prennent pas garde aux berceaux
Que la main des femmes balance.

Mais viendra le jour des adieux ;
Car il faut que les femmes pleurent
Et que les hommes curieux
Tentent les horizons qui leurrent.

Et ce jour-là les grands vaisseaux,
Fuyant le port qui diminue,
Sentent leur masse retenue
Par l’âme des lointains berceaux.

René-François Sully Prudhomme, Stances et poèmes

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4 commentaires sur “Le long du quai”

  1. M_Thos

    dit :

    Dur à illustrer

  2. Jean-Marie Theis

    dit :

    Bonjour et Merci de ce beau poème, mis également en musique par Gabriel Fauré (« Les berceaux ») que j’étudie en chant. Mais une simple remarque : est-ce le long du quai ou bien le long des quais ? Car le titre et le texte ne concordent pas.

  3. Marianne 2001

    dit :

    Quel est le genre de ce poème ?

  4. College Lucie Aubrac : 5°4

    dit :

    Très beau poème ! ça m’aide beaucoup pour mon anthologie.

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