Le long du quai

René-François Sully Prudhomme

Le long des quais les grands vaisseaux,
Que la houle incline en silence,
Ne prennent pas garde aux berceaux
Que la main des femmes balance.

Mais viendra le jour des adieux ;
Car il faut que les femmes pleurent
Et que les hommes curieux
Tentent les horizons qui leurrent.

Et ce jour-là les grands vaisseaux,
Fuyant le port qui diminue,
Sentent leur masse retenue
Par l’âme des lointains berceaux.

René-François Sully Prudhomme, Stances et poèmes

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2 commentaires sur “Le long du quai”

  1. Marianne 2001

    dit :

    Quel est le genre de ce poème ?

  2. College Lucie Aubrac : 5°4

    dit :

    Très beau poème ! ça m’aide beaucoup pour mon anthologie.

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