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Chatterton

George Sand

Quand vous aurez prouvé, messieurs du journalisme,
Que Chatterton eut tort de mourir ignoré,
Qu’au Théâtre-Français on l’a défiguré,
Quand vous aurez crié sept fois à l’athéisme,

Sept fois au contresens et sept fois au sophisme,
Vous n’aurez pas prouvé que je n’ai pas pleuré.
Et si mes pleurs ont tort devant le pédantisme,
Savez-vous, moucherons, ce que je vous dirai ?

Je vous dirai :  » Sachez que les larmes humaines
Ressemblent en grandeur aux flots de l’Océan ;
On n’en fait rien de bon en les analysant ;

Quand vous en puiseriez deux tonnes toutes pleines,
En les faisant sécher, vous n’en aurez demain
Qu’un méchant grain de sel dans le creux de la main.

George Sand

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11 commentaires sur “Chatterton”

  1. Paulo

    dit :

    Bonjour je travaille sur ce poème et j’aimerai savoir son sens voulez-vous bien m’aider

    merci d’avance

  2. annick Tirache

    dit :

    Pour répondre à la question de Michou, j’ai lu qq part que ce poème avait été écrit par Musset sous la dictée de Sand et comme ils se sont connus en 1833, on peut imaginer qu’il date de ces années-là.

  3. Valentine

    dit :

    Ma foi, c’est drôle que le poème soit attribué à Sand ! Il est de Musset, vous le trouverez dans toutes les bonnes éditions des poésies de Musset, section œuvres posthumes (par ex. Alfred de Musset, Poésies complètes, éd. F. Lestringant, Paris, Le livre de poche, 2006, p. 683). Il date de février 1835, quand George et Alfred se sont rendus voir la création de Chatterton au Théâtre Français. Il paraît que Musset l’aurait dicté à Sand, d’où sans doute l’erreur du site…

  4. Anastasia

    dit :

    George Sand était une féministe avant son temps mais tout ce qu’elle dit est malheureusement bien vrai aujourd’hui quand ça ne devrait pas être le cas. George Sand est une personne que j’admire beaucoup et j’aurais aimé pouvoir la rencontrer et apprendre à la connaître.

  5. tirache annick

    dit :

    grâce à internet, rien ne se perd et c’est en voulant relire George Sand que j’ai l’insigne honneur de lire cher Jean-Bertrand votre commentaire, ma foi, bien délicat à mon endroit. Merci à vous illustre inconnu.

  6. Hélène

    dit :

    Bonjour,

    j’aimerais travailler sur ce poème.

    Quelqu’un aurait une idée des références bibliographiques de celui-ci? J’ai beau chercher, je ne trouve pas.

    Merci d’avance

  7. Jean-Bertrand

    dit :

    Sachez Annick que votre point de vue sur ce poème est je trouve, le plus juste . En effet malgré quelques débordements causés par votre passion , je ne puis comprendre exactement votre sentiment.Je tenais tout particulièrement à souligner le fait que maintenant trop peu de personnes peuvent exprimer le contenu des ouvrages . Vous avez une magnifique sensibilité poétique , s’en est presque , comment dirais-je , artistique .

  8. Annick Tirache

    dit :

    pour compléter mon propos et perdue dans l’enthousiasme que je mets à louer cette femme admirable qu’est Georges Sand, j’ai oublié de dire qu’elle dit dans ce poème que les critiques de journalistes sont sévères mais souvent inutiles. Il ne sert à rien d’intellectualiser quelque chose que l’on doit d’abord ressentir avec tripes.

  9. Annick Tirache

    dit :

    Dans ce poème il y a la femme moderne
    la femme qui ose la femme qui a beaucoup d’avance
    sur les hommes…. George Sand aimait les hommes
    plus que de raison mais c’était une femme qui travaillait
    beaucoup qui avait le sens du devoir du travail (elle faisait ses confitures elle même) mais aussi le sens de l’amour et du plaisir c’était une femme politique aussi
    je trouve que ce poème est toujours d’actualité
    si je me réfère aux médias souvent désespérants

  10. Michou

    dit :

    Excusez moi, mais quelqu’un sait il en quelle année George Sand publia ce poème ?

  11. doria

    dit :

    j’arrive pas a lire entre les lignes svp vous pouvez m’expliquer ce poeme

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