Femme et chatte

Paul Verlaine

Elle jouait avec sa chatte,
Et c’était merveille de voir
La main blanche et la blanche patte
S’ébattre dans l’ombre du soir.

Elle cachait – la scélérate ! –
Sous ces mitaines de fil noir
Ses meurtriers ongles d’agate,
Coupants et clairs comme un rasoir.

L’autre aussi faisait la sucrée
Et rentrait sa griffe acérée,
Mais le diable n’y perdait rien…
Et dans le boudoir où, sonore,
Tintait son rire aérien,
Brillaient quatre points de phosphore.

Paul Verlaine, Poèmes saturniens

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4 commentaires sur “Femme et chatte”

  1. BAH Abdoulaye Foulah

    dit :

    Magnifique

  2. Celia

    dit :

    Bonsoir, j’aimerais que vous me donniez le thème de ce poème en 2 phrases. Est-ce possible s’il vous plaît?

  3. Martine.

    dit :

    Les points de phosphore, est-ce les yeux ? Les chats ont deux yeux comme nous.

  4. Mika

    dit :

    C’est un sonnet avec une forme particulière:
    les deux tercers sont réunis pour formé un sizain

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