Je suis soumis au Chef du Signe de l’Automne
Partant j’aime les fruits je déteste les fleurs
Je regrette chacun des baisers que je donne
Tel un noyer gaulé dit au vent ses douleurs
Mon Automne éternelle ô ma saison mentale
Les mains des amantes d’antan jonchent ton sol
Une épouse me suit c’est mon ombre fatale
Les colombes ce soir prennent leur dernier vol
Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913
Présente sa situation et relève les indices d’énonciation dans le texte qui parle ? A qui parle t’il ? Et comment ?
Une épouse c’est vraiment une ombre fatale?
Tres beau !
Merci à M. HOUELBEQUE grâce á qui je découvre ce poème.
Le premier vers « Je suis soumis au Chef de l’automne » est cité par Paul le personnage central du roman de Houellebeq « Anéantir » au moment où il est en phase terminale d’un cancer. Et il ajoute : »À chaque fois il se sentait pénétré sous les porches d’un mystère somptueux ». Soigné à la Pitié Salpetrière, il salue la mémoire de Philippe Lançon l’auteur du livre « Le lambeau »… Poignant et magnifique, les mots voyagent des uns aux autres.
Si vous ne comprenez pas, vous feriez mieux de ne rien dire. La symbolique et les métaphores, ça existe, révélation du siècle.
Revoyez votre définition de folie, au passage. Si vous avez besoin d’aide pour vous orienter: « La folie n’est pas du côté de l’extravagance, elle est du côté de la normalité. C’est bien la normalité qui est pure folie (…). » (Les Parapluies d’Erik Satie, Stéphanie Kalfon)
Ce poème est une blague, cela ne veut rien dire, en effet, Apollinaire était accro à l’opium donc c’est un fou.
Admirable musique de Verlaine…
Bonjour, j’ai commencé à faire l’analyse du texte et j’ai trouvé mon plan apparent. Ce poème est peut être trop court mais pourriez vous m’aider sur l’axe de la tristesse. Merci d’avance.
Pas compliqué, mais très beau !