Signe

Guillaume Apollinaire

Je suis soumis au Chef du Signe de l’Automne
Partant j’aime les fruits je déteste les fleurs
Je regrette chacun des baisers que je donne
Tel un noyer gaulé dit au vent ses douleurs
Mon Automne éternelle ô ma saison mentale
Les mains des amantes d’antan jonchent ton sol
Une épouse me suit c’est mon ombre fatale
Les colombes ce soir prennent leur dernier vol

Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913

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3 commentaires sur “Signe”

  1. Jean Louis GRUNHEID

    dit :

    Admirable musique de Verlaine…

  2. coco0709

    dit :

    Bonjour, j’ai commencé à faire l’analyse du texte et j’ai trouvé mon plan apparent. Ce poème est peut être trop court mais pourriez vous m’aider sur l’axe de la tristesse. Merci d’avance.

  3. Léo

    dit :

    Pas compliqué, mais très beau !

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