Agnus Dei

Paul Verlaine

L’agneau cherche l’amère bruyère,
C’est le sel et non le sucre qu’il préfère,
Son pas fait le bruit d’une averse sur la poussière.

Quand il veut un but, rien ne l’arrête,
Brusque, il fonce avec de grands coups de sa tête,
Puis il bêle vers sa mère accourue inquiète…

Agneau de Dieu, qui sauves les hommes,
Agneau de Dieu, qui nous comptes et nous nommes,
Agneau de Dieu, vois, prends pitié de ce que nous sommes.

Donne-nous la paix et non la guerre,
Ô l’agneau terrible en ta juste colère.
Ô toi, seul Agneau, Dieu le seul fils de Dieu le Père.

Paul Verlaine, Liturgies intimes

Imprimer ce poème

6 commentaires sur “Agnus Dei”

  1. Valentin

    dit :

    Merci de la douceur contenue dans ces vers. J’ai admiré ce poète depuis mon âge tendre.

  2. Joseph Katende

    dit :

    Très bon poème

  3. Ilove benin

    dit :

    Non, c’est 1846, j’ai verifié

  4. Rom

    dit :

    1878 c’st sur

  5. mimi

    dit :

    je pense 1857

  6. Bonito

    dit :

    quel est la date

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *