Sérigraphie d’une cellule

Sybille Rembard

Puis-je espérer plus ?
NON
Vision multiple et multiplicatrice
Âme décalée soumise au vouloir de la chair
Transgression
Énergie désaltérante d’un après-midi
Éclair
Je crie pour que mon ego s’éparpille dans le néant.

Puis-je croire encore ?
OUI
Si la dichotomie de l’être surgit
assoiffée de vérités.
Émerveillement
subit d’une naissance
Désir de maternité
Vie intense et inévitable
C’est encore possible
Je sais

Sybille Rembard, 2008

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Un commentaire sur “Sérigraphie d’une cellule”

  1. forsizia

    dit :

    Une profondité inédite se dégage de ce poème. Le topos de la matérnité, joint à celui de l’espace clos – la cellule – étant typiques de l’écriture féminine, se superposent l’un à l’autre allant former un « plein » qui s’oppose au vide de l’image du néant. Par ailleurs, très puissante est la suspension finale, le « je sais » qui représente une certitude à la fois pour l’écriture et pour l’imaginaire. Tiraillement intense entre le NON d’abord et le OUI ensuite. Ce qui échappe au sens du poème, cependant, est l’image de la sérigraphie évoquée par le titre. Sans doute une évocation de la possibilité de créer, dans cette réalité en place, une réalité autre, création dans la création, voire, métacréation. Me trompé-je?

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