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L’Idole, Sonnet du Trou du Cul


Obscur et froncé comme un oeillet violet
Il respire, humblement tapi parmi la mousse
Humide encor d’amour qui suit la fuite douce
Des Fesses blanches jusqu’au coeur de son ourlet.

Des filaments pareils à des larmes de lait
Ont pleuré, sous le vent cruel qui les repousse,
À travers de petits caillots de marne rousse
Pour s’aller perdre où la pente les appelait.

Mon Rêve s’aboucha souvent à sa ventouse ;
Mon âme, du coït matériel jalouse,
En fit son larmier fauve et son nid de sanglots.

C’est l’olive pâmée, et la flûte caline,
C’est le tube où descend la céleste praline :
Chanaan féminin dans les moiteurs enclos !

Albert Mérat
P.V - A.R.

Arthur Rimbaud, Album Zutique

2 commentaires sur “L’Idole, Sonnet du Trou du Cul”

  1. Joris a dit:

    12 mar 11 à 11:34

    magnifique ce sonnet il me correspond parfaitement
    dedicasse a toute la 3C DP3 du college chartreux

    ABSOLUMENT OUI

  2. Colin a dit:

    30 avr 11 à 16:16

    J’aime le titre !!! :D


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