Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie
Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :
« Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle ! »
Lors, vous n’aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de Ronsard ne s’aille réveillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.
Je serais sous la terre, et, fantôme sans os,
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ;
Vous serez au foyer une vieille accroupie,
Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.
Pierre de Ronsard, Sonnets pour Hélène, 1587
marie-madeleine a dit:
11 jan 10 à 13:40Merci pour toutes ces poèmes, ces phrases, ces pensées. J’aime beaucoup ce poème de Ronsard qui rejoint le Carpe Diem de ma vie.
Mimosa a dit:
10 avr 10 à 21:01Deux expressions régissent ma vie:
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie (qui ne s’applique pas qu’à l’amour) et
Bien faire et laisser dire
Ainsi la vie paraît plus légère……
bernard a dit:
22 juil 10 à 15:26Helas vous faites dite à Ronsard ce que vous voulez “Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie” est une phrase pleine d’amertume. Il signifie de façon ironique à cette femme que son mépris à l’égard de l’amour qu’il lui porte se retournera contre elle par le nature même de la vie: “Vous serez au foyer une vieille accroupie”… Allez dire ça aujourd’hui a une jeune femme!
Il ne s’agit absolument pas de carpe diem!
dani a dit:
22 juil 10 à 22:14cueillez les roses de la vie,avant qu’il ne soit trop tard,et d’etre berné par la vieillesse.
Oscar a dit:
27 sept 10 à 22:03il faut savoir que du Bellay est un épicurien convaincu, le ceuillez dès aujourd’hui les roses de la vie. Fait écho au carpe diem d’Horace.
nicolas a dit:
19 jan 11 à 18:53enfin il a écrit ce poeme juste pour courtsé une jeune femme qui lui était rétissante bien plus jeunne que lui
Nicolas 2 a dit:
12 mar 11 à 0:18Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté.
à Cassandre…
Annick Tirache a dit:
04 avr 11 à 21:38Ce qui me fascine c’est que ce poème de Pierre de Ronsard date de 1587 et qu’il a traversé le temps pour venir jusqu’à nous. Ainsi, les belles oeuvres ne meurent jamais.
Elle avait bien de la chance Hélène de se trouver là pour qu’un si grand poète la célèbre si joliment pour l’éternité.
Nicolas (le troisième) a dit:
09 avr 11 à 2:29Nicolas 2, c’est: Comme à cette fleur
Marie a dit:
04 juin 11 à 14:26Je serais d’accord avec Nicolas que ce poème n’était que pour courtiser une jeune femme qui semble être trop jeune pour l’auteur. (De toute façon est-ce que quelqu’un homme ou femme, jeune ou vieux est obligé d’aimer un autre par le seul fait que l’autre le désire?) Mais je crois qu’avant tout, le poème a été écris par pur plaisir d’écrire et créer. Il y a eues après tout bien d’autres noms auquels Pierre de Ronsard a dédié ses vers.
Turone a dit:
17 juil 11 à 23:52Ronsard a écrit ce poème vers 1578, or il est mort en 1585 il donnait alors un conseil de vie du genre “croyez-moi la vie est courte on ne profite jamais assez de sa jeunesse”
C’est ainsi que je le ressens parce que j’ai 73 ans et que je dis souvent “vous ne pouvez pas savoir combien la vie est courte, ne la laissez pas passer.
Marianne Samuel a dit:
27 août 11 à 19:15Pourquoi est Ronsard sûr que cette jeune fille sera seule quand elle sera vieille? Elle a cueillé les roses de la vie! Elle a certainement un mari, des enfants, et des petits-enfants et elle ne regrette pas ce poète beaucoup trop vieux pour elle.
Za Flyman a dit:
18 nov 11 à 22:29Peu importe les circonstances qui ont accouchées ce poeme,ce que je vois moi c son universalité et le coté de jouvence qui garde encore une telle fraicheur depuis 1578. Ceuillez dès aujourd’hui les roses de la vie. Je termine pour dire: “vous êtes jeune le présent de l’avenir, vous avez de la vision pur clair et nette
vous avez aussi du ruse soyez honnête
que vous profitiez bien juste avant de mourir.
un jour peut être au bout de la soixantaine
ou plus vous serez, vous y songerez
et vous direz en un soupir vieilli et agé:
oh… Ma tendre jeunesse! A dieu mes vingtaines”. Alors des maintenant ceuillez les rose de la vie.
mimi a dit:
27 nov 11 à 22:10En fait, Ronsard lui propose l’imimortalité avec ce poème! d’ailleurs il a réussi! et puis il est sur qu’elle sera vielle et que surment elle est comme “toute” les belles filles du monde! veu po mourir, veu po viellir