Tristesses de la lune

Charles Baudelaire

Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse ;
Ainsi qu’une beauté, sur de nombreux coussins,
Qui d’une main distraite et légère caresse
Avant de s’endormir le contour de ses seins,

Sur le dos satiné des molles avalanches,
Mourante, elle se livre aux longues pâmoisons,
Et promène ses yeux sur les visions blanches
Qui montent dans l’azur comme des floraisons.

Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive,
Elle laisse filer une larme furtive,
Un poète pieux, ennemi du sommeil,

Dans le creux de sa main prend cette larme pâle,
Aux reflets irisés comme un fragment d’opale,
Et la met dans son coeur loin des yeux du soleil.

Charles Baudelaire

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8 commentaires sur “Tristesses de la lune”

  1. Ma copine

    dit :

    La joie du bac

  2. Angélica

    dit :

    Sensuel, à fleur de peau. Du sublime cousu sur des mots.

  3. beatriz

    dit :

    Trop beaux comme poesie.

  4. sonia

    dit :

    J’adore ce magnifique et beau poème sur la lune.

  5. Pania

    dit :

    Très émouvant

  6. Jose

    dit :

    Tres beau poeme

  7. jojo

    dit :

    magnifique

  8. Tinùviel

    dit :

    Très joli!

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