Une valse à trois temps

Jean-Pierre Villebramar
Auguste Renoir, Bal du moulin de la Galette, 1876
Auguste Renoir, Bal du moulin de la Galette, 1876

Ce n’est rien d’autre qu’une valse sur trois temps,
un air sans doute nostalgique, un air comme à « La Belle Époque », un air très vieux, très désuet et très charmant.
Sur un accordéon ou un piano ou un violon comme instruments.

Ce n’est qu’un air très nostalgique sur trois temps,
un air comme à « la Belle Époque », c’est au pied de la Butte ou bien ailleurs,
d’ailleurs!
La longue robe qui tournoie, le corps qui ploie.

Ce n’est rien d’autre qu’une valse sur trois temps,
un air sans doute nostalgique, un air comme à « La Belle Époque », un air très vieux, très désuet et très charmant.
Sur un accordéon ou un piano ou un violon comme instruments.

Avec un beau poème ou bien deux,
pourquoi pas trois?

C’est sur un air d’accordéon et des flonflons, et c’est l’Amour, et c’est Paris et c’est la France,
pourquoi pas au Mont Saint Michel ou au Boul’Mich?
Ou au café de Flore à Saint Germain?

Papa me racontait la trompinette de Boris, avec Sidney Béchet,
Béchet…

Alors nous oubliions un temps la Grande Guerre, nous attendions le quatorze juillet,
avec Béchet…

Ce n’est qu’un air de valse sur trois temps, et c’est le temps
des feuilles mortes de Prévert, de Boris Vian et de Jean-Paul avec Simone.

Ce n’est rien d’autre qu’une valse sur trois temps,
un air sans doute nostalgique, un air comme à « La Belle Époque », un air très vieux, très désuet et très charmant.
Sur un accordéon ou un piano ou un violon comme instruments.

Villebramar, 2026

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