La rue

Diane Galatée

Agitée, bruyante et toutefois si reposante
La nuit passe, efface et calme mes douleurs.
Et la pluie, aux gouttes chatoyantes,
Galope, trotte et fait battre mon cœur.

De la rue étroite, sombre et solitaire,
Où résonne, au loin, le bruit de mes pas,
Je rentre éclairée par les lampadaires,
Tellement déçue de ce dernier repas.

Devant moi passe un chat taquin
Qui me souffle à l’oreille de faire le tapin !
Et j’avance le cœur brisé.

La fatigue m’agite et mes larmes coulent,
Flétrie, je rentre dans la matinale foule.
Je n’aurais jamais dû t’aimer.

Diane Galatée, Instants d’Humanité, 2025

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