Bruyants silences

Esther Granek

C’est le grand silence de la vie
qui me tinte aux oreilles.

C’est vilain silence qui glapit
rien qu’à lui-même pareil.

C’est bruyant silence de la foule
caquetant tout son saoul.

C’est parfait silence de parlotes
où chacun radote.

Et dans ce guignol
qui ricane
qui rigole
qui me suit
me poursuit
et encore mieux m’isole,
c’est le dur silence de la vie
qui me tinte aux oreilles.

Esther Granek, Ballades et réflexions à ma façon, 1978

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4 commentaires sur “Bruyants silences”

  1. Dreeslart

    dit :

    Je ne comprends pas qui est critiqué, ou quel système. Ou alors, la maladie ? la mort ? la solitude ?…
    Bon poème, j’aimerai bien savoir en quoi il est engagé.

  2. Salem Bassem

    dit :

    Je crois qu’il vaut mieux un bon silence, que des paroles inutiles ou mauvaises !!!

  3. hashiiira

    dit :

    super j’aime beauocup ,mais ce poème me fait pleurer

  4. Rouge Le Renard

    dit :

    Eh oueh ! tout le bavardage « social » ne consiste qu’à faire silence, mais un silence boueux, trouble, agaçant, dissolvant.

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