Aux champs

Victor Hugo

Je me penche attendri sur les bois et les eaux,
Rêveur, grand-père aussi des fleurs et des oiseaux ;
J’ai la pitié sacrée et profonde des choses ;
J’empêche les enfants de maltraiter les roses ;
Je dis : N’effarez point la plante et l’animal ;
Riez sans faire peur, jouez sans faire mal.
Jeanne et Georges, fronts purs, prunelles éblouies,
Rayonnent au milieu des fleurs épanouies ;
J’erre, sans le troubler, dans tout ce paradis ;
Je les entends chanter, je songe, et je me dis
Qu’ils sont inattentifs, dans leurs charmants tapages,
Au bruit sombre que font en se tournant les pages
Du mystérieux livre où le sort est écrit,
Et qu’ils sont loin du prêtre et près de Jésus-Christ.

Victor Hugo
Toute de La Lyre (1888-1893)

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11 commentaires sur “Aux champs”

  1. mathis

    dit :

    Bonjour, comment devons-nous comprendre ce texte magnifique ?

  2. mentouri

    dit :

    Je dis tout simplement « sublime »

  3. Anne So

    dit :

    Perfectissimo

  4. Mimi Laura

    dit :

    Super, je n’ai pas les mots pour décrire ce texte, je suis complètement éblouie!!!

  5. Labadi

    dit :

    C’est magnifique

  6. Elis@

    dit :

    Quel siècle appartien ce poème ?

  7. hafsa

    dit :

    le 5 novembre 1846.

  8. christy

    dit :

    Victor hugo… je ne peux rien dire de lui. C’est mon poete le plus adorable.
    Je t’aime victor hugo !

  9. ss

    dit :

    la date?

  10. mimiste

    dit :

    ouahou, très beau poème!

  11. titi35

    dit :

    Quelle date ?

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