Le Laboureur et ses Enfants

Jean de La Fontaine
Camille Pissarro, La moisson, 1882
Camille Pissarro, La moisson, 1882

Travaillez, prenez de la peine :
C’est le fonds qui manque le moins.

Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine,
Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage
Que nous ont laissé nos parents :
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage
Vous le fera trouver : vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’oût :
Creusez, fouillez, bêchez ; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse.
Le père mort, les fils vous retournent le champ,
De çà, de là, partout ; si bien qu’au bout de l’an
Il en rapporta davantage.
D’argent, point de caché. Mais le père fut sage
De leur montrer, avant sa mort,
Que le travail est un trésor.

Jean de La Fontaine
Fables, 1874

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725 commentaires sur “Le Laboureur et ses Enfants”

  1. kilaz nacira

    dit :

    c’est un poéme de mes années collége que j’ai appris par coeur et qui est resté en ma mémoire ,je l’ai fait lire à mes enfants ,belle leçon de morale .

  2. jade

    dit :

    Cette poésie est bien mais elle est dure à apprendre.

  3. lounici

    dit :

    Monsieur Jean est dans sa fontaine
    et son poeme est une valeur humaine
    et vous restez dans votre pseudonyme
    et barbouillez avec votre mine.

    essalamou alaikoum une amoureuse de la langue francaise

  4. caca pipi

    dit :

    c’est de la m**** classique ça…, affreux, il faudrait que Jean reste dans sa fontaine

  5. Laura

    dit :

    Cette fable est bien

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