Les Loups mangent gloutonnement.
Un Loup donc étant de frairie,
Se pressa, dit-on, tellement
Qu’il en pensa perdre la vie.
Un os lui demeura bien avant au gosier.
De bonheur pour ce Loup, qui ne pouvait crier,
Près de là passe une Cigogne.
Il lui fait signe, elle accourt.
Voilà l’Opératrice aussitôt en besogne.
Elle retira l’os ; puis pour un si bon tour
Elle demanda son salaire.
Votre salaire ? dit le Loup :
Vous riez, ma bonne commère.
Quoi ! ce n’est pas encor beaucoup
D’avoir de mon gosier retiré votre cou ?
Allez, vous êtes une ingrate ;
Ne tombez jamais sous ma patte.
Jean de La Fontaine, Fables de La Fontaine
Si ma compréhension est exacte, nous avons ici affaire à une allégorie de la crise migratoire. En effet la cigogne, oiseau migrateur par excellence représente la main-d’œuvre étrangère faisant face au loup qui est une métaphore du garde frontière. La main d’oeuvre étrangère est autorisée à travailler par le garde frontière qui ferme les yeux mais celle-ci ingrate en demande encore plus (surement la CAF). Le garde frontière lui rappelle alors qu’elle doit s’estimer heureuse d’avoir pu passer les controles à la frontière malgrès l’absence de papiers.
Si ma compréhension est exacte, nous avons affaire à une courtisane qui prodigue une caresse buccale profonde, cependant que le loup se montre réticent à honorer sa dette.
J’adore cette fable qui fait vraiment murir l’avenir des encétres et de la nouvelle generation.