Je préfère sans doute…

Arthur Rimbaud

Je préfère sans doute, au printemps, la guinguette
Où des marronniers nains bourgeonne la baguette,
Vers la prairie étroite et communale, au mois
De mai. Des jeunes chiens rabroués bien des fois
Viennent près des Buveurs triturer des jacinthes
De plate-bande. Et c’est, jusqu’aux soirs d’hyacinthe,
Sur la table d’ardoise où, l’an dix-sept cent vingt
Un diacre grava son sobriquet latin
Maigre comme une prose à des vitraux d’église
La toux des flacons noirs qui jamais ne les grise.

François Coppée.
A.R.

*
L’Humanité chaussait le vaste enfant Progrès.

Louis-Xavier de Ricard.
A. Rimbaud.

Arthur Rimbaud, Album Zutique

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Un commentaire sur “Je préfère sans doute…”

  1. moi

    dit :

    Je trouve ce poème très bien mais un peu compliqué a lire.

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