Le Pont Mirabeau

Guillaume Apollinaire

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913

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101 commentaires sur “Le Pont Mirabeau”

  1. Lou

    dit :

    Mon premier poème ! Pas de déception amoureuse, très jeune quand j’ai découvert ce poème… mais plutôt la vie lente et l’espérance violente.

  2. Artificier

    dit :

    @Mimi 41
    Je pense qu’il n’y a pas de faute. Comme vous l’avez sans doute vu, Apollinaire a supprimé toute ponctuation. Par ailleurs, jeune, il était excellent élève. Il faut donc croire (et lui donner le bénéfice du doute) que cette orthographe est volontaire. Elle participe des sens masqués du poème, de son rythme particulier que soulignent l’absence de ponctuation et le fait de couper les décasyllabes des vers 2 et 3 de chaque strophe en deux « demi vers » de 4 et 6 pieds. Apollinaire laisse volontairement le choix à son lecteur de comprendre le poème à l’aune de ses propres sentiments, il écrit les notes de la partition mais nous laisse écrire les mesures.

  3. Mimi 41

    dit :

    Sous le pont Mirabeau coulent la Seine et nos amours (il y a deux sujets). Nos grands auteurs font parfois de petites fautes.

  4. maxime

    dit :

    Personnellement je trouve ce poème incroyable car au fur et à mesure que je l’étudie pour le bac je comprend de plus en plus et je fais de plus en plus de liaisons entre tout et tout se raccorde et c’est ça que je trouve incroyable dans ce texte.

  5. Emmanuel macron

    dit :

    Ma prof l’a adoré.

  6. Chambre 122

    dit :

    Pas mal

  7. àOlivier Shwander

    dit :

    C’est un poème qui nous fait penser au temps qu’on a perdu en le lisant et aussi au fait que si des élèves innovaient leur propre poème, le cours serait beaucoup plus intéressant et les élèves, beaucoup plus joyeux (faites nous innover des poèmes en classes au lieu de commenter de vieux poèmes) et faites un sondage pour savoir qui préfère innover ou qui préfère juste lire d’autres poèmes.

  8. Iiiiiii

    dit :

    Super poème !

  9. sac bleu

    dit :

    Wow le fait que tout le monde comprenne ce poème me rend si unique… je suis moi aussi tellement émue de ne rien y comprendre.

  10. Jean marc

    dit :

    Super poème, je l’adore.

  11. Jean-Luc

    dit :

    Je trouve que ce poème est juste magnifique. Il m’a trop aidé dans ma vie et je trouve qu’il illustre parfaitement ma déception amoureuse. Merci pour ce choix parfait.

  12. Clara Clara

    dit :

    Bonjour, est ce que quelqu’un peut me dire ce que le pont et l’amour représente dans ce poème? Je dois rendre un devoir mais je n’ai pas très bien compris. Merci!

  13. Adel

    dit :

    Super poème

  14. Clémence

    dit :

    Les thèmes dominants de ce poème sont la mélancolie « Et comme l’Espérance est violente » (v.16) et l’écoulement du temps, « Passent les jours et passent les semaines » (v.19). L’irréversibilité du temps qui passe est illustrée par la métaphore de l’eau qui s’écoule, « L’amour s’en va comme cette eau courante » (v.13).
    Le poète a été inspiré pour écrire ce poème en raison de sa déception face à son amour pour Marie Laurencin. Je trouve que ce poème casse les codes des relations amoureuses et des contes de fées que l’on peut s’imaginer à travers notre enfance. Cela montre une vision réaliste de la vie amoureuse. L’amour peut être destructeur et vénéneux, tout comme la passion et le bonheur. Je pense que quiconque a lu ce poème aura une opinion différente parce que nous n’avons pas tous la même vision de ce qu’est l’amour. Certaines personnes diront qu’ils vivent très bien sans, d’autre qu’ils ont été déçus, certains diront que ça leur à sauver la vie, ainsi de suite. En effet j’aime cet aspect de la réalité que le poète montre, que lorsque l’on aime passionnément et que la séparation par conséquent est cruelle, « la joie venait toujours après la peine » (v.4), « Ni les amours reviennent » (v.21). De plus j’aime le message final, que même si c’est douloureux il faut se relever et être encore plus fort pour affronter l’avenir car le temps répare les blessures du passé, « L’amour s’en va comme cette eau courante » (v.13), « Les jour s’en vont je demeure » (v.6).

  15. Tagro cemère

    dit :

    Super poème à étudier en classe.

  16. Le poète du 85

    dit :

    C’est beau…

  17. lucie

    dit :

    Perso, je suis une élève donc je n’aime pas trop, mais j’aimerais savoir si pour vous ce poème est triste ou teinté d’espoir car je le trouve triste mais un peu irréaliste.

  18. Alexandre Amine

    dit :

    C’est un super poème que j’ai adoré, il m’a fait rêver et penser à mes déceptions amoureuses à moi. C’est un poème auquel je me suis bien identifié. Je suis amoureux d’Apollinaire et de son style poétique. Et encore un grand merci à ma grande prof de français qui m’a fait découvrir ce poème.

  19. Djamila la beurette

    dit :

    Super poème…

  20. Le bareau de Bamako

    dit :

    Super poème, j’adore.

  21. Sylvère-Romain LABIS

    dit :

    J’avais étudié ce poëme en classe, il y a plus de soixante ans. J’avais rendu un devoir à ce propos. Mais je ne le reconnais pas tout à fait :

    Le texte que j’ai étudié comportait « Des masques sont silencieux… », phrase énigmatique qu’on ne trouve que chez « Marie ».

    Existe-t-il une autre version de ce poëme ?

  22. Sigmund Freud

    dit :

    Regrets et nostalgie de l’amour, ici tant passé, voici pour le premier quatrain. Du premier hémistiche « Le pont Mirabeau », coule déjà nos premières impressions. De la notion de solidité qu’apporte le pont métallique et de la reprise du pont d’Avignon, on peut deviner que l’auteur, met à la fois de la force là où elle n’est pas, et déjouer tente t-il, les forces de la nature. Le trajet qu’il emprunte pour rendre visite à sa belle passant par le fameux pont, se dévoile la notion personnelle, et l’amour de l’auteur pour la modernité. Aussi, dès les quatre premiers mots, le passé se trouve associé au présent. En effet, Mirabeau était un révolutionnaire et le pont neuf. La physiologie robuste du personnage insiste sur la solidité. Ainsi que les occlusives qui s’opposent aux liquides et nasales du deuxièmes hémistiche. Le deuxième hémistiche parlons-en. Les liquides de la fin de ce vers révèlent l’amour dans sa fuite. L’auteur se pense le pont, se trompe- il, puisqu’il se place ensuite comme la seine. Il fait confondre au lecteur la seine et le temps. Tous deux passe, rien ne les arrête, rien ne peut peut-être l’en changer. Un autre point moderne apparaît à l’œil du lecteur, l’ambiguïté des prochain vers. Les amours fuient-ils avec la Seine, ou alors, faut-il qu’il s’en souvienne, de ses amours? Le lecteur est confus pour la première fois dans l’histoire de cette manière si singulière. Le souvenir marquerait la volonté de la durée, de l’amour inoubliable, les amours échappés l’inéluctable. Pour le premiers Quatrain, le dernier vers permet de voire les sujets sentiments qui s’opposent, de plus que la peur perte du souvenir. Le déterminant étant un article défini mais pas un possessif, une généralisation est. Le vers parlant à toutes personnes, c’est aussi celui du lecteur, l’amour de l’auteur. On peut même voir un trait d’ironie dans le recul que prends l’auteur avec les mots « toujours après », mais revenons. L’expression populaire dirait « qui dit généralisation dit lyrisme », et lyrisme fut. Apollinaire, quelle élégie !

  23. Appollon

    dit :

    Top

  24. Mayol i Raynal

    dit :

    Réponse à Loulou

    Un commentaire de juillet 2014 « l’insomnie m’a emportée » donne une réponse à ta question. Accord total avec la réponse courtoise et bien mesurée à Fournier. Et merci aux auteurs de ce site qui m’ont permis de retrouver cet enchantement avec les deux premiers vers que j’avais en mémoire.

  25. Loulou maskame

    dit :

    Un poème rempli d’amour, et de sentiments, un poème fort émouvant. Mais puis-t’on savoir à qui s’adresse l’auteur ? Une femme, un homme, son ou sa bien aimé(e)? Un(e) proche, quelqu’un de famille, un ami, une connaissance perdu, quelqu’un de décédé ? Que devons nous comprendre entre ces deux personnes ? Était-ce un amour impossible? Ou une amitié forte ? Au fond y-a-t’il une explication ?

    Merci serait-ce possible me repondre?

  26. samar atia

    dit :

    Ce poème est très émouvant

  27. louloujuju04

    dit :

    On a vu mieux… pas très palpitant.

  28. Benjamin

    dit :

    J’aime énormément ce poème étudié en classe…

  29. MichouGaming

    dit :

    Quel poème ! Tant de sentiments transmis par l’auteur, qui nous permet de voir la profondeur de son âme, triste à cause de sa perte. Depuis le CM2, je pense jour et nuit à ce texte, autant pour son sens que pour son écriture. Merci, je pleure en pensant à ce texte.

  30. jjd7

    dit :

    Le voici cet hommage à l’immortalité, ou le poète parle par la voix de l’ange.

  31. Caroline benezet

    dit :

    J’adore cette poésie. Elle a été reprise par Marc Lavoine et franchement il a très bien repris.

  32. Louise Basse

    dit :

    Elle est cool cette poésie

  33. basse

    dit :

    J’adore. Tout le monde devrait l’apprendre, cette poésie.

  34. patricia quilly

    dit :

    C’est une chanson merveilleuse qui a été reprise par Marc Lavoine notre chouchou.

  35. Olga

    dit :

    Réponse à Fournier : Vous avez l’âge, les études, les diplômes. Vous êtes découragé… Prenez votre courage à deux mains, allez bénévolement aider ceux qui n’ont pas eu votre chance mais qui aiment la littérature, ceux que la poésie émeut. Vous leur expliquerez « honorer un auteur », « respecter des lecteurs ». Courage…

  36. Zouzou

    dit :

    Ce poème est particulièrement beau. On voit l’émotion qui en sort. Je vais l’étudier en fançais.

  37. Encore moi

    dit :

    Très beau

  38. Inconeni

    dit :

    Très beau poème en effet, je suis emporté par le refrain.

  39. Moi

    dit :

    C’est vraiment magnifique

  40. Monique carlicchi

    dit :

    C’est un poème mélodieux qui exprime l’amour qui est fini avec sa compagne.

  41. jacquie michel

    dit :

    Magnifique

  42. jacquie michel

    dit :

    très bo poème

  43. Clara

    dit :

    J’ai une question. Quelle autre personne est représente? Comment?

  44. Malaviole

    dit :

    Malgré le temps qui passe, les amours qui meurent, le spleen est transitoire, reste la violence de l’espérance et je demeure, égal à moi-même, l’espérance solidement ancrée au creux de mon désir de vivre! C’est ce magnifique appel à aimer la vie que j’adore dans ce poème d’Apollinaire. Et l’interprétation de Léo Ferré lui donne encore plus de féérie, d’envolée. Quel bonheur de pouvoir entendre ce poème. Quel cadeau ! Merci

  45. lébito

    dit :

    Dans quel poème se trouve cette phrase SVP?
    « Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin »
    Merci d’avance

  46. fournier

    dit :

    Bien beau poème en effet. Mais que dire des messages qu’il suscite… Des fautes de français et d’orthographe à la pelle… Ce qui est navrant pour des gens supposés aimer la littérature. Consternant qu’en ne se relisant pas ceux-ci ne se donnent pas la peine d’honorer l’auteur qu’ils aiment ni de respecter des lecteurs éventuels. Décourageant !

  47. Benamara missoum

    dit :

    Ce poème est une merveille de la langue française, une nacre de la littérature. Je l’avais appris en ma 2 années de licence en 2013.

  48. Larissa

    dit :

    J’ai un devoir pour le 06/11. La question est l’ordre des mots dans le vers 1 obeit-il aux même regles que dans le texte narratif ? Pour quelles raisons ? Svp est ce que vous pouvez m’aider ?

  49. N’faly

    dit :

    J’ai un exposé sur ce poème et je ne sais vraiment quoi fair. Aidez-moi svp

  50. Madala Immrtl diaby

    dit :

    Jolie poème. Il parle de son amour éternel ! Comme une eau courante

  51. Franck cesar

    dit :

    S’il vois plait je veux un résumée de ce poème merci d’avance

  52. Félix

    dit :

    Super poème élégiaque qui me plait beaucoup.

  53. Sara

    dit :

    Salut Augustin je te donne ton explication. dans son poème Apollinaire parle de tout l’Amour qui passe sous ce pont par la seine. (Je t’aime on se retrouve se soir chez moi a 20h pour une baise torride)

  54. Augustin L.C

    dit :

    Est ce que quelqu’un pourrait t-il me faire une description explicative de ce poème de façon à ce que je puisse comprendre simplement car je n’y comprend pas grand chose. En fait, c’est surtout ça, j’ai la flemme de l’étudier. Merci à celui qui le fera.

  55. Michel

    dit :

    Pour moi, c’est l’apothéose de la poésie mais aussi de la vie. On touche là l’expression de la condition humaine au regard des limites du temps de sa propre existence et de l’absolue impossibilité d’y échapper.

  56. Inconnu

    dit :

    J’étudie ça au collège (en poème et en chanson). C’est trop triste !

  57. moune

    dit :

    Je l’ai connue au lycée… j’ai 52 ans… pour moi c’est le temps qui passe, indubitablement.

  58. GUINDOSS

    dit :

    Un chant pour mettre en relief l’infidélité de la femme d’une part et d’autre part sa fidélité.

  59. JUFE

    dit :

    Svp, qui parle dans ce texte et à qui ?

  60. Kanoute zakaria

    dit :

    Le pont Mirabeau me fait penser à mon defunt professeur qui m’a donné le desir de la poésie.

  61. Lilys

    dit :

    De la tristesse plutôt. La tristesse du temps qui passe.

  62. julien mouasse

    dit :

    C’est de l’amour ou plutôt de la tristesse. A votre avis le thème est plutôt la tristesse? ou bien… L’amour?

  63. dimitri

    dit :

    C’est le plus beau poème que j’ai appris. Je l’ai découvert en classe de terminale. C’est très emouvant.

  64. Moussa Baba Koné

    dit :

    C’est un poéme que j’aime beaucoup.

  65. Kass

    dit :

    Très belle poésie. Je l’ai apprise en CM2.

  66. Brahim Salama

    dit :

    Tres belle poésie que je avais appris quand j’avais 14 ans.

  67. jean paul

    dit :

    de quel recueil fait il parti ?

  68. Louis

    dit :

    Hélas ce n’est pas Verlaine mais Apollinaire ! Ceci dit le raisonnement est juste et l’un aurait donc lu l’autre. Mea culpa.

  69. Louis

    dit :

    Il faudrait avoir entendu ce poème déclamé par Francis Huster qui en donne, pour moi , le sens profond. Il s’agit de la plainte exaspérée d’un amoureux ayant perdu son amour et pour qui, être vivant, est insupportable et incongru et pour qui le temps « s’écoule lent et morose ainsi qu’un fleuve aux bords flétris » (voir « quinze longs jours encore ») Bien sûr avec Verlaine, le prince des poètes, l’alliance du son et du sens sont portés au sommet comme dans « les sanglots longs des violons  » mais il y a aussi un rythme déjà noté par certains commentateurs précédents et que je qualifierai d’hommage à la rythmique de Musset. Il y a le sens, le son, (les assonances) et le rythme.

    Donc voici avec des rajouts sans doute grossiers mais qui me semblent bien éclairer le sens du poème :

    Sous le pont Mirabeau coule la seine
    et nos amours (pourquoi) faut-il qu’il m’en souvienne (voir « colloque sentimental »)
    la joie venait toujours après la peine
    (que) vienne la nuit (de la mort) ! (que) sonne l’heure (de mon trépas) !
    ….
    l’amour s’en va comme cette eau courante
    l’amour s’en va comme la vie est lente
    (quand l’autre est mort) !
    et comme l’Espérance (de mourir pour retrouver l’autre ou trouver la paix) est violente !
    (que) passent les jours et (que) passent les semaines
    (mais) ni le temps passé ni les amours (ne) reviennent
    (tandis que bêtement) sous le pont Mirabeau coule la Seine (avec indifférence)
    (alors nom de dieu que) vienne la nuit (et que) sonne l’heure (de mon trépas)
    (mais) les jours s’en vont (et absurdement) je demeure.
    les jours s’en vont (et hélas) je demeure

  70. ramo

    dit :

    Qu’elle est belle la langue Française !

  71. Petiteécoliere

    dit :

    Je l’avais appris au collège belle oeuvre d’un grand poète.

  72. fotso

    dit :

    j’adore cet œuvre car elle dégage beaucoup de tendresse

  73. paul

    dit :

    Très belle poésie, elle fait passer de belle émotions mais je trouve que les deux derniers vers sont de trop.

  74. Pierre

    dit :

    L’extrême douceur de ce poème tient sans doute aux particularités de la langue française, hostile aux consonnes dures comme aux voyelles éclatantes.

  75. MrChatNoir

    dit :

    Ce qui me fascine avec Apollinaire, c’est combien le réinvestissement des thèmes romantiques (mort, temps, amour, solitude, mélancolie etc) aboutit à une poésie singulièrement anti-romantique.

  76. fushia

    dit :

    C’est émouvant quelle chance d’être si bien amée et quelle tristesse lorsque cela n’est pas réciproque. C’est facile de partir c’est dur pour celui qui reste.

  77. Jean-Luc Suppervielle

    dit :

    Bien dit, Aia !

  78. Aia

    dit :

    Le seul poème d’Apollinaire que je connaisse par cœur.
    Je ne suis pas une érudite, alors que dire après ces
    commentaires très élaborés?
    J’aime cette tristesse, cette mélancolie, cette musicalité
    mais je n’y vois aucun appel à la vie éternelle…
    A quoi bon d’ailleurs, décortiquer un poème? Chacun y trouve ce qu’il veut! Il suffit de ressentir et d’aimer…

  79. Jean-Luc Suppervielle

    dit :

    Le « Je demeure » bien sûr du refrain.

  80. Jean-Luc Suppervielle

    dit :

    Je me permets de reprendre la dernière phrase du commentaire que j’ai posté hier :

    Le <> qui clôt le refrain de ce qu’il faut bien appeler un « balancement mélodique » auquel nous fait songer ce poème, est l’appel à la Vie Éternelle à laquelle le Dieu Amour unique et vivant nous appelle tous, sans distinction d’âge, de sexe, de race, de religion, de réussite sociale, personnelle ou professionnelle, de couleur politique, intellectuelle ou morale bien sûr, de « santé » physique, psychique ou « morale » et donc encore et surtout peut-être, sans tenir compte de l’importance de nos péchés ou de ce que nous croyons parfois à tort l’être.

    En un mot, qui n’est pas de moi, mais a été repris par Jean Ferrat et avant lui par Aragon, que Ferrat a mis en musique de la plus belle des manières : « Le Poète a toujours raison », au moins pour un temps qui n’est pas toujours le sien passé sur ce qu’il faut bien appeler envers et contre tout « notre bonne vieille Terre », si chère à Hergé au travers de sa bande dessinée mettant en scène entre autres personnages son héros Tintin, j’ai nommé « On a marché sur la Lune ».
    Décidément fiction et réalité se rejoignent curieusement, pas toujours pour le meilleur ici-bas, malheureusement ou fort heureusement pourrait-on dire selon sa philosophie de vie propre.

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