Automne

Guillaume Apollinaire

Dans le brouillard s’en vont un paysan cagneux
Et son boeuf lentement dans le brouillard d’automne
Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux

Et s’en allant là-bas le paysan chantonne
Une chanson d’amour et d’infidélité
Qui parle d’une bague et d’un coeur que l’on brise

Oh! l’automne l’automne a fait mourir l’été
Dans le brouillard s’en vont deux silhouettes grises

Guillaume Apollinaire, Alcools, 1913

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48 commentaires sur “Automne”

  1. Ladjama ali

    dit :

    Magnifique qui me rappele monsieur Bili prof de Francais en Algerie au college.

  2. Ladjama ali

    dit :

    Super poeme sur l’automne… Je garde un excellent souvenir du college en Algerie. C’est monsieur Billi, notre professeur qui nous fait reciter ce poeme sublime et nous a fait vivre l’automne qui enterre l’ete. « Oh l’automne, l’automne a fait mourir l’ete, dans le brouillard, s’en vont… deux silouhettes grises… » adorable.

  3. Julien sorel

    dit :

    Poème magnifique.
    En dehors des sentiers battus.
    Met en scène la lourdeur (répétition au debut: le brouillard… le brouillard d’automne…), on avance d’un pas lourd. En avançant le brouillard devient brouillard d’automne: c’est l’automne comme une évidence, l’automne et son ambivalence, triste et adoré.

  4. apulee

    dit :

    Au moins par son thème (mélancolie de l’automne/ tristesse d’un amour finissant), ce poème que je ne connaissais pas, rappelle me semble-t-il, celui sans doute beaucoup plus connu intitulé « Les colchiques » se terminant par ces vers que je trouve poignants ( mais tout le poème l’est) et très bien accordés à la douce mélancolie que personnellement l’automne ne manque jamais de m’accorder :
    « Le gardien du troupeau chante tout doucement
    Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent
    Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l’automne »

  5. Gabriel María Fernández Mateos

    dit :

    J´ai appris ce poème à l´école primaire. Notre maître nous enseignait comment reciter les poèmes. Pour cela il nous parlait de l´auteur, de ces circonstances, du sens de sa poésie. Cette poésie en particulier devait se lire tristement tout en imprimant une cadence lourde. Il fignolait chaque ligne, chaque mot, chaque virgule mais nous laissait aussi libre pour nous exprimer autrement mais tout en gardant l´essence de la poésie. Le vers suivant : « Qui parle d’une bague et d’un cœur que l’on brise » devait se scandait en insistant crescendo sur parle, bague, cœur et brise tout en minimisant les mots du reste de ce vers. Je peux la reciter encore de la même manière et je le fais quand je suis seul pour me rappeler de ce temps vécu si ancien aujourd’hui.

  6. Lulu

    dit :

    Relation entre la mort et l’automne s’il vous plait ?

  7. Clara Genon

    dit :

    Ouais c’est bien. Je la connais peu

  8. moi,tout siplement

    dit :

    C’est très joli. Vous avez tout dit mais j’aime l’autommne et les couleurs oranges dans le brouillard, mais attention, vous qui voulez changer le poème. On ne change pas l’oeuvre d’un artiste !

  9. iwan

    dit :

    C’est stylé

  10. Maud

    dit :

    Peut- on me dire pourquoi ce poème fait partie du registre lyrique?

  11. oncle Bob

    dit :

    Bof ! Dans le brouillard s’en vont…… dans le brouillard…… dans le brouillard s’en vont deux silhouettes grises. Un paysans et son boeuf! Un paysan qui chante son chagrin d’amour à son boeuf! Meuuuuuh !

  12. l’inconnu du Bataillon

    dit :

    C’est tout simple… Il est super

  13. Boukoura

    dit :

    Bravo Guillaume Appolinaire

  14. Obadia

    dit :

    @Barbar : Il s’agit là de rimes « croisées » en ABAB… et non de rimes « embrassées » en ABBA
    Et pour apprécier la « musique » d’un poème, ne pas hésiter à le lire à haute voix…Ca change tout..

  15. tititoutoutata

    dit :

    très beau poeme… on en veut d’autre de tous les horizons ; oriental, occidental , hindou et même inconnu!!

  16. lang floyd

    dit :

    Salut « pierrot » non justement il ne faut pas mettre « briser » a la place de « l’on brise » car c’est une rime avec grise donc ta ##### merci

  17. lang floyd

    dit :

    Cette poésie est magnifique , elle exprime vraiment une souffrance mais elle est d’une beauté inexpliquable ! Je suis très toucher par cela , Guillaume Apollinaire a son écriture bien a lui , alors ne dites pas ‘il faut changer sa ‘ ect… On ne change pas l’art d’un artiste ! Merci

  18. Logre de BARBARY

    dit :

    Ce poème est d’une mélancolie poignante. Il est bien dans le style de Guillaume Apollinaire, pas de rime au sens classique du terme, pas de ponctuation (du moins explicite, car elle s’impose au lecteur).
    Si je suis en mesure de pousser ce projet à son terme, il sera au nombre des poèmes que j’inclurai dans un spectacle que je souhaite monter, et présenter au public pour le centenaire de la mort de Guillaume, le 9 novembre 2018.

  19. lorie

    dit :

    Ce poème est très joli.

  20. andrade

    dit :

    J’ai bien aimé mais il n’y a pas de figures de style, pas rimes.

  21. inconnue

    dit :

    J’aime bien, mais Guillame, la prochaine fois mets plus de rhythme !

  22. Inconnu

    dit :

    Très bien écrit on la eu comme test au collège !!!!

  23. barbar

    dit :

    je voudrait savoir quelle sont les rimes de se poeme (suivies , embrassées , croisées etc…)

  24. Myriam

    dit :

    J’ai beaucoup aimé cette poésie, surtout quand Apollinaire dit « Oh l’automne l’automne a fait mourir l’été ».
    C’est trop triste et beau, bravo Guillaume !

  25. Thototo42 poètique

    dit :

    J’aime trop ce poème !

  26. rimes

    dit :

    @pierro
    brise rime avec grises et infidélité avec été (rimes embrassées)

  27. JeanduNord

    dit :

    Trop cool je suis sous le charme

  28. tu ne devineras pas…

    dit :

    trop beau cette poésie je m’en suis inspiré pour une redac pour le collège j’adore!!!!! 🙂

  29. océane

    dit :

    tres tres belle poésie. j’adore

  30. Luc

    dit :

    C’est cool ce poème

  31. tu le sauras pas

    dit :

    magnifico

  32. Patricia

    dit :

    Pour moi, le mot le plus important est « là-bas », qui sous-entend tellement de choses…

  33. Adrien

    dit :

    Super le poeme

  34. alword

    dit :

    comment ne pas rester indifférent après avoir lu cela? Très beau poème… on pourrait lui laisser une larme!!!

  35. aurore

    dit :

    ce poeme est beau

  36. poemes sele

    dit :

    j’adore il est trop classe

  37. pierro

    dit :

    moi je dis que ce poème est très réussi mais au vers 5/6
    il aurait put mettre:
    « Une chanson d’amour et d’infidelité
    Qui parle d’une bague et d’un coeur « brisé ». »
    Cela fait plus joli a entendre.
    Merci

  38. woury

    dit :

    cette poésie est vraiment magnifique je l’adore

  39. Célia

    dit :

    J’aime l’automne et ces feuilles mortes.

  40. Poetesse

    dit :

    Un rayon de soleil à travers tes feuilles mortes. Une note de musique qui illumine ton silence. Les vocalises de l’oiseau dans l’aube. La goutte de pluie qui éclabousse tes airs de fraicheur d’automne. Un frisson aux aurores pour l’esperance d’une annèe nouvelle.

  41. Poetesse

    dit :

    Poéte d’antan nous sommes tes protegés. On lit tes fràgments d’ame l’automne est tourjours là et te fait un clein d’oeil. Beaux lieux de nos plaisirs tu lui manques a notre automne. Tous les jours il te balançe une feuille morte il témoigne nos beaux jours.

  42. leger

    dit :

    belle poésie!!!

  43. Ben taleb

    dit :

    Ce poeme est tres bien. Il a une chose magique et il est joyeux. Bravo Guillaume

  44. Marie

    dit :

    J’apprécie ce poème car j’ai beaucoup aimé le lien entre « le coeur brisé » et « l’automne qui fait mourir l’été ». Un coeur exprime l’amour mais s’il est brisé il devient triste comme pour l’été qui est joyeux et l’automne assombrit tout sur son passage.

  45. belarbouche

    dit :

    j’aime cette poésie

  46. lisa

    dit :

    Super ! Je cherchais une poésie pour le collège sur l’automne et celle-là sera parfaite !

  47. Jean-Paul Blanc

    dit :

    mémoire collective à laquelle seuls les poètes ont accès … et nous la rappelle

  48. marciano

    dit :

    tres belle cette poesie !

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