Recueillement

Charles Baudelaire

Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici :
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix, aux autres le souci.

Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile,
Ma Douleur, donne-moi la main ; viens par ici,

Loin d’eux. Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées ;
Surgir du fond des eaux le Regret souriant ;

Le Soleil moribond s’endormir sous une arche,
Et, comme un long linceul traînant à l’Orient,
Entends, ma chère, entends la douce Nuit qui marche.

Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal

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6 commentaires sur “Recueillement”

  1. Incognito

    dit :

    Je lis avec surprise les commentaires dégradants. Ce poème me parle infiniment, un de mes préférés, un honneur de le savoir par cœur

  2. Quintana Roger

    dit :

    Parmi les gogos il y a les plus grands poètes (Rimbaud, Verlaine…) quelle prétention jeune homme, le galimatias doit être votre marque de fabrique

  3. Herman Gobfiler

    dit :

    Infâme galimatias recherche de sonorités avec des mots gargarisés susceptibles d’images Qui finalement ne veulent rien dire. Il convoque sa douleur à une célébration misanthropique vue des balcons du ciel (ça fait bien). Ce n’est pas avec des obsèques de soleil qu’il va calmer sa douleur. Redondance pour gogos qui se laisseraient prendre.

  4. Bernard MAROY

    dit :

    Surement un des tout meilleurs poèmes de la langue française.

  5. Malbax

    dit :

    Ô grande et puissante, sois forte nous sommes deux

  6. daibouk

    dit :

    ma pauvre douleur, de tout ces bonheurs ne soit pas si dédaigneuse car ton grand cœur n’est rien sans vrai cœur!

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