Contre-temps

Kamal Zerdoumi

Comme l’enfant fuyant
la forteresse des ans
Aujourd’hui je fuis
l’oublieuse mémoire
Aller et venir
sur la balançoire
de l’éternité
des mots toujours verts
sur l’arbre de l’espérance
sera toujours mon printemps
Pour qui a le verbe en poupe
et le babil des anges
dans le feuillage
des pages
il n’est pas
de mauvais présage
ou de mort
dans l’exil
loin des ports

Kamal Zerdoumi, 2020

Imprimer ce poème

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *