A ma mère

Alfred de Musset

Après un si joyeux festin,
Zélés sectateurs de Grégoire,
Mes amis, si, le verre en main
Nous voulons chanter, rire et boire,
Pourquoi s’adresser à Bacchus ?
Dans une journée aussi belle
Mes amis, chantons en  » chorus  »
A la tendresse maternelle. (Bis.)

Un don pour nous si précieux,
Ce doux protecteur de l’enfance,
Ah ! c’est une faveur des cieux
Que Dieu donna dans sa clémence.
D’un bien pour l’homme si charmant
Nous avons ici le modèle ;
Qui ne serait reconnaissant
A la tendresse maternelle ? (Bis.)

Arrive-t-il quelque bonheur ?
Vite, à sa mère on le raconte ;
C’est dans son sein consolateur
Qu’on cache ses pleurs ou sa honte.
A-t-on quelques faibles succès,
On ne triomphe que pour elle
Et que pour répondre aux bienfaits
De la tendresse maternelle. (Bis.)

Ô toi, dont les soins prévoyants,
Dans les sentiers de cette vie
Dirigent mes pas nonchalants,
Ma mère, à toi je me confie.
Des écueils d’un monde trompeur
Écarte ma faible nacelle.
Je veux devoir tout mon bonheur
A la tendresse maternelle. (Bis.)

Alfred de Musset

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7 commentaires sur “A ma mère”

  1. Benoît maryse

    dit :

    Merci Monsieur, pour ce poème sur la tendresse d’une mère pour l’être qui bien au chaud, va quitter cette tiédeur pour affronter sa propre vie.

  2. Aleantigara

    dit :

    Très beau poème qui montre l’étendue des sentiments pour nos mères…

  3. sekaina

    dit :

    La tendresse, l’affection, l’amour…

  4. ino

    dit :

    très beau!:)

  5. la petite etoile

    dit :

    Très beau 🙂 /

  6. Lea Prolat

    dit :

    Magnifique j’ai pas de mots pour décrire cela ….

  7. DylanSP01

    dit :

    Magnifique poème, tendresse, amour, bonheur, tout y est ! 🙂

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