A George Sand (VI)

Alfred de Musset

Porte ta vie ailleurs, ô toi qui fus ma vie ;
Verse ailleurs ce trésor que j’avais pour tout bien.
Va chercher d’autres lieux, toi qui fus ma patrie,
Va fleurir, ô soleil, ô ma belle chérie,
Fais riche un autre amour et souviens-toi du mien.

Laisse mon souvenir te suivre loin de France ;
Qu’il parte sur ton coeur, pauvre bouquet fané,
Lorsque tu l’as cueilli, j’ai connu l’Espérance,
Je croyais au bonheur, et toute ma souffrance
Est de l’avoir perdu sans te l’avoir donné.

Alfred de Musset

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15 commentaires sur “A George Sand (VI)”

  1. universels

    dit :

    j’en pleure

  2. sira gassama

    dit :

    J’aime les relations entre ces poètes mais celui de Musset et Georges est ma préféré. J’adore ce poème…

  3. ROBERT

    dit :

    C’est simplement magnifique

  4. Sand

    dit :

    C’est tout simplement beau. Cette poésie empreinte de regret est très émouvante.

  5. Aimé

    dit :

    C’est sensationnel

  6. duprey

    dit :

    Quelle souffrance !!!

  7. Natsu

    dit :

    Très émouvant

  8. jeannette

    dit :

    Magnifique!!!!

  9. Yves

    dit :

    Que dire d’une telle merveille qui exprime si finement la perte de l’âme aimée que l’on a su retenir, magnifique !

  10. tigreroyal

    dit :

    J’aime sa poésie

  11. Yacouba sourkoura gouem

    dit :

    C’est genial,rien a dire

  12. fabrice

    dit :

    super

  13. jean

    dit :

    je ne suis pas très doué, mais il s’agit bien d’une élégie, non?

  14. tim

    dit :

    magnifiques poesies de sa part

  15. poésie11

    dit :

    magnifique

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