A George Sand (III)

Alfred de Musset

Puisque votre moulin tourne avec tous les vents,
Allez, braves humains, où le vent vous entraîne ;
Jouez, en bons bouffons, la comédie humaine ;
Je vous ai trop connus pour être de vos gens.

Ne croyez pourtant pas qu’en quittant votre scène,
Je garde contre vous ni colère ni haine,
Vous qui m’avez fait vieux peut-être avant le temps ;
Peu d’entre vous sont bons, moins encor sont méchants.

Et nous, vivons à l’ombre, ô ma belle maîtresse !
Faisons-nous des amours qui n’aient pas de vieillesse ;
Que l’on dise de nous, quand nous mourrons tous deux :

Ils n’ont jamais connu la crainte ni l’envie ;
Voilà le sentier vert où, durant cette vie,
En se parlant tout bas, ils souriaient entre eux.

Alfred de Musset

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5 commentaires sur “A George Sand (III)”

  1. Anonym

    dit :

    Bonjour, je ne comprend pas le message du poème.

    S’il vous plait, quelqu’un aide moi

  2. Christelle

    dit :

    Dat, ce poème est à Georges Sand car elle était la maîtresse, le grand amour de Musset.

  3. Dat

    dit :

    Pourquoi ce poème est à George sand

  4. MACCHIA

    dit :

    En ne lisant que les 6 premiers vers, je me retrouve littéralement dans la pensée du poète.Au-delà de l’émotion amoureuse, voici une émotion humaniste.

    Quelle belle manière de dire les choses du quotidien !

  5. morilleau

    dit :

    Magnifique poésie. Sand l’était aussi.

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