Innocence

François Coppée

A LÉOPOLD HOROVITZ

Si chétive, une haleine, une âme,
L’orpheline du porte-clés
Promenait dans la cour infâme
L’innocence en cheveux bouclés.

Elle avait cinq ans ; son épaule
Était blanche sous les haillons ;
Et, libre, elle emplissait la geôle
D’éclats de rire et de rayons.

François Coppée, Poèmes divers, 1869

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