À l’ennemie aimée

Renée Vivien

Tes mains ont saccagé mes trésors les plus rares,
Et mon cœur est captif entre tes mains barbares.

Tu secouas au vent du nord tes longs cheveux
Et j’ai dit aussitôt : Je veux ce que tu veux.

Mais je te hais pourtant d’être ainsi ton domaine,
Ta serve… Mais je sens que ma révolte est vaine.

Je te hais cependant d’avoir subi tes lois,
D’avoir senti mon cœur près de ton cœur sournois…

Et parfois je regrette, en cette splendeur rare
Qu’est pour moi ton amour, la liberté barbare…

Renée Vivien, Dans un coin de violettes, 1910

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7 commentaires sur “À l’ennemie aimée”

  1. Nolan Gaborit

    dit :

    J’aime beaucoup car vous m’avez fait repenser que je me suis fais harceler. Merci beaucoup pour cette émotion.

  2. Mathieu Conturier

    dit :

    Oh que j’aime ça.

  3. louis.sauzereau

    dit :

    Cette barbarie me surprend.

  4. Lukas

    dit :

    Très joli

  5. ZE ulysses

    dit :

    Sympathique et intéressant

  6. Dany

    dit :

    Très profond. Un amour plein d’amertume. Le reflet de l’amour que l’on refoule et qu’on embrasse en même temps. J’adore

  7. roro

    dit :

    J’aime…

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